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Politique 26/04/2026 16:26 Actualisé le 26/04/2026 17:15
Le régulateur des médias a récemment adressé une « mise en demeure » (dernier stade avant sanction) à France Télévisions et Radio France.

Après une décision de l’Arcom, Panot épingle de nouveau franceinfo sur le cas Mamdani
Nouvelles banderilles. La cheffe de file des députés insoumis Mathilde Panot a profité d’un passage, ce dimanche 26 avril, dans Questions politiques, l’émission de France Inter, franceinfo et Le Monde, pour épingler de nouveau l’audiovisuel public sur les allégations formulées par une journaliste à l’antenne cinq mois plus tôt.
« Je ne trouve pas acceptable que France Télévisions n’ait pas présenté d’excuses publiques suite à la mise en demeure de l’Arcom sur des mensonges qui ont été exprimés face à Manuel Bompard dans cette même émission à l’encontre de Zohran Mamdani et de l’Unwra, l’agence des nations unies pour les réfugiés palestiniens », a-t-elle déploré, ajoutant : « les mots comptent, c’est la condition d’un débat démocratique serein. »
Le régulateur des médias a effectivement adressé vendredi une « mise en demeure » (soit le dernier stade avant sanction) à France Télévisions et Radio France pour avoir tardivement et insuffisamment corrigé les propos d’une de ses journalistes l’automne dernier.
« Notre consœur s’est excusée publiquement » le dimanche suivant, a répondu à l’élue insoumise Julien Nény, à l’antenne ce dimanche, ajoutant que les éditeurs ont publié « un correctif factuel pour rectifier les erreurs et imprécisions » deux jours après l’émission.
Un « manquement » aux obligations « d’honnêteté et de rigueur »
Les propos litigieux avaient donc été tenus dans l’émission Questions politiques du 9 novembre 2025, pendant laquelle l’éditorialiste politique Alix Bouilhaguet avait interrogé le chef de file de La France insoumise, Manuel Bompard, sur le soutien de son parti au maire de New York Zohran Mamdani, tout juste élu.
La journaliste avait accusé l’édile démocrate d’avoir appelé à « mondialiser l’Intifada », de « botter en touche » quand interrogé sur une éventuelle condamnation des attaques terroristes du 7-Octobre ou de lever des fonds pour l’agence onusienne Unrwa, qui serait « accusée de collusion avec le Hamas ». Manuel Bompard avait contesté chacune de ces affirmations, reprochant à la journaliste de « désinformer » le public.
Saisi, le gendarme de l’audiovisuel, a conclu que les propos de la journaliste étaient inexacts en relevant notamment que Zohran Mamdani « s’était exprimé à plusieurs reprises dans le sens d’une condamnation des crimes perpétrés en Israël par le Hamas ». Dans sa décision publiée vendredi, l’autorité a également rappelé que l’Unrwa avait été blanchie dès janvier 2024 des accusations de « collusion généralisée » avec le Hamas.
Enfin, « si les propos ont été contredits par l’invité durant la séquence, ils n’ont été précisés et corrigés par l’éditeur qu’à compter du 11 novembre 2025, soit deux jours après l’émission, sur le site Internet de Radio France (...) et seulement le 16 novembre 2025 à l’antenne », regrette l’instance. Selon l’Arcom, « les allégations en cause auraient dû, au vu de la gravité et de la sensibilité du sujet, d’une part être immédiatement complétées voire corrigées par l’éditeur et, d’autre part, faire l’objet par la suite d’une réaction à l’antenne plus marquée ».
Par conséquent, cette séquence caractérise un « manquement » aux obligations « d’honnêteté et de rigueur dans la présentation et le traitement de l’information », conclu l’Arcom dans sa décision. Ce qui a donné du grain à moudre à Mathilde Panot ce dimanche.


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