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Après les violences en marge du 17 octobre en France, plusieurs pays appellent leurs ressortissants à la prudence

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Pillages, affrontements avec les forces de l’ordre… Les images des violences en marge du 17 octobre ont fait le tour du monde et poussé plusieurs gouvernements à mettre en garde les ressortissants qui se trouveraient en ce moment en France, alors qu’un appel pour un « acte II » a été lancé pour le samedi 24 octobre.

De l’autre côté du Rhin, le gouvernement allemand a mis à jour les conseils et les consignes de sécurité destinées aux voyageurs à destination de l’Hexagone. Il est désormais indiqué que « de nouvelles manifestations et, le cas échéant, de nouveaux débordements dans les prochains jours ne peuvent être exclus. Faites preuve de prudence et évitez les manifestations dans la mesure du possible. »

Le ministère a ajouté que les ressortissants allemands devaient impérativement suivre les « instructions des forces locales de sécurité et de maintien de l’ordre ». Et d’ajouter : « Veuillez noter qu’en raison de récentes modifications législatives, vous vous exposez à des amendes ainsi qu’à des demandes de dommages et intérêts si, après en avoir reçu l’ordre, vous ne quittez pas une manifestation non autorisée et violente ».

Royaume-Uni, Chine, Thaïlande…

Lors d’un point presse, le porte-parole d’Andy Burnham, Premier ministre britannique, a appelé les ressortissants vivant en France à « suivre les conseils des autorités » sur place, après avoir qualifié « d’inacceptables » les violences commises dans plusieurs villes du pays. « Clairement, les violences que nous voyons dans les rues de France sont inacceptables et, si le droit de manifester est au cœur de la démocratie, cela ne peut jamais justifier la violence », a-t-il ajouté.

Le porte-parole en a profité pour adresser un message d’apaisement aux Britanniques. « Nous savons que les gens au Royaume-Uni sont eux aussi inquiets du coût de la vie », a-t-il poursuivi, assurant qu’Andy Burnham était engagé à « agir pour offrir un peu d’oxygène » aux gens « face au coût de la vie ».

À l’autre bout du monde, en Chine, le gouvernement a lui aussi fait passer un message par l’intermédiaire du ministère des Affaires étrangères et de l’ambassade de Chine en France. Les Chinois sont invités à « renforcer leur vigilance face aux risques, suivre de près l’évolution de la situation locale, renforcer les mesures de sécurité et éviter les zones de manifestation », selon la télévision d’État CCTV.

En Thaïlande aussi, la situation inquiète. En déplacement à Rome, Sihasak Phuangketkeow, le ministre des Affaires étrangères, a demandé aux Thaïlandais de faire preuve de prudence en France, mais aussi en Belgique, au Portugal et en Italie, rapporte le média The Nation Thailand.

Après les violences du 17 octobre, les responsables politiques atterrés par l’allocution d’Emmanuel Macron

À gauche, à l’extrême droite et même du côté de son ancien Premier ministre Édouard Philippe, tous ont dénoncé l’absence de mesure concrète après l’allocution d’Emmanuel Macron ce 18 octobre 2026 après les violences du week-end. BASTIEN OHIER / Hans Lucas via AFP À gauche, à l’extrême droite et même du côté de son ancien Premier ministre Édouard Philippe, tous ont dénoncé l’absence de mesure concrète après l’allocution d’Emmanuel Macron ce 18 octobre 2026 après les violences du week-end.

À gauche, à l’extrême droite et même du côté de son ancien Premier ministre Édouard Philippe, tous ont dénoncé l’absence de mesure concrète après l’allocution d’Emmanuel Macron ce 18 octobre 2026 après les violences du week-end.

Une allocution ce dimanche 18 octobre au soir qui ne semble pas avoir convaincu grand monde, jusque dans son camp. Après les violences et les scènes de pillage survenues en marge de la mobilisation contre la vie chère ce week-end à travers la France, Emmanuel Macron a dit sa « honte » et sa « colère » et appelé à la fermeté envers les casseurs. Mais sans faire d’annonce concrète, ce qui a été dénoncé de manière unanime par la classe politique.

« J’aurais préféré, comme des millions de Français, des décisions et des initiatives permettant le retour à l’ordre et le rétablissement de l’autorité de l’État, la sanction des pilleurs et des casseurs » ainsi qu’une « méthode détaillée pour rétablir la discussion avec les lycéens et les organisations syndicales », l’a interpellé sur X son ancien Premier ministre Édouard Philippe, même s’il lui a reconnu « une volonté louable de rétablir le dialogue ».

Monsieur le Président,

Je vous ai écouté ce soir. En tant que maire et en tant que citoyen consterné et inquiet des évènements actuels.

J’ai entendu vos commentaires, vos souhaits et une volonté louable de rétablir le dialogue.

J’aurais préféré, comme des millions de…

— Edouard Philippe (@EPhilippe_LH) October 18, 2026

L’ancien ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, qui cherche toujours davantage à s’écarter du bilan de ces dernières années dans le cadre de sa candidature à l’élection présidentielle, a lui aussi eu des mots très durs. « L’intervention d’Emmanuel Macron est très inquiétante. Le Président de la République apparaît totalement dépassé, incapable d’opposer la force de l’État à la chienlit qui menace la République », a-t-il écrit sur X, l’appelant à « prendre ses responsabilités » et à « décréter l’état d’urgence pour protéger les Français ».

« Irresponsable » et « impuissant », selon la gauche

Dans le reste de l’opposition aussi, l’allocution du chef de l’État a fait long feu. « Au lieu d’entamer un début de commencement de mea culpa, Emmanuel Macron nous convoque à Matignon comme des enfants au tableau à l’école pour “obtenir des positions claires et publiques”. Si nous allons à Matignon, ce sera pour travailler à des solutions aux crises sociales, environnementales et démocratiques. Pas pour un conseil de discipline », a écrit sur X la cheffe des Écologistes et candidate à la présidentielle, Marine Tondelier.

« Le président de la République n’a rien annoncé ce soir. Il est irresponsable de prendre la parole pour ne rien dire. J’appelle à ce qu’une véritable réponse politique soit apportée aux revendications exprimées », a réagi le coordinateur national de La France insoumise, Manuel Bompard, tandis que la cheffe des députés insoumis Mathilde Panot a qualifié Emmanuel Macron d’« artisan du chaos » qui « remet directement de l’huile sur le feu ».

Le président de la République n’a rien annoncé ce soir. Il est irresponsable de prendre la parole pour ne rien dire.

J’appelle à ce qu’une véritable réponse politique soit apportée aux revendications exprimées. pic.twitter.com/nY9y4VbNyS

— Manuel Bompard (@mbompard) October 18, 2026

Yannick Jadot, soutien de Raphaël Glucksmann, a déploré une « terrible démonstration d’impuissance d’Emmanuel Macron » sur X. « En 8 minutes 30, il aurait pu appeler au calme ET apporter des réponses aux jeunes, aux salariés, aux retraités, contre la vie chère. Mais rien. Alors, on continue. Dans le calme et avec détermination. Sans attendre la présidentielle », a affirmé Fabien Roussel, leader du PCF et également candidat à l’élection présidentielle.

« Lamentable allocution », dit Bardella

À l’extrême droite également, comme durant tout le week-end, les réactions sont (sans surprise) extrêmement virulentes envers la prise de parole d’Emmanuel Macron. « Lamentable allocution d’Emmanuel Macron. Ce pouvoir lâche et désorienté n’a plus rien à dire aux Français, plus rien à leur proposer. Il n’a même plus la force de les protéger », a dénoncé le président du RN Jordan Bardella sur X.

Lamentable allocution d’Emmanuel Macron.

Ce pouvoir lâche et désorienté n’a plus rien à dire aux Français, plus rien à leur proposer.

Il n’a même plus la force de les protéger.

— Jordan Bardella (@J_Bardella) October 18, 2026

« J’ai fait un rêve : que le Président Macron tire les conséquences de son impuissance. Assumé que notre pays est devenu paralysé, dans une crise budgétaire, sécuritaire et politique et qu’il remette sa démission et anticipe l’élection présidentielle. Mais évidemment, le Président n’a pas été à la hauteur et il a parlé pour ne rien dire. Tout cela n’est pas très digne », a quant à lui réagi Éric Ciotti, président de l’UDR, qui appelle par ailleurs à « l’interdiction de la manifestation prévue le 5 novembre ».

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