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Avec les déménagements simultanés du 1er juillet viennent des piles de déchets encombrants abandonnées sur les trottoirs. Leur collecte est déjà amorcée et la Ville de Québec promet qu’elle se terminera d’ici deux semaines.
Alors que de nombreux locataires se levaient ce matin pour la première fois dans leur nouveau chez-soi, la collecte des déchets laissés derrière, elle, était déjà bien amorcée, jeudi matin.
Dans la chaleur moite de l’avant-midi, les équipes de Villéco, une entreprise mandatée par la Ville, sillonnaient le secteur de La Haute-Saint-Charles pour ramasser les encombrants.
Matelas, commodes et chaises étaient chargés un à un dans la benne d’un camion à ordures. Ça doit être le dixième divan, ou le onzième, s’est exclamé l’un des travailleurs alors qu’un fauteuil trois places brun attendait d’être lui aussi jeté.

Les amoncellements de déchets font leur apparition le 1er juillet dans tous les secteurs de la ville.
Photo : Radio-Canada / Flavie Sauvageau
1400 tonnes de déchets
La période du 1er juillet représente environ 1400 tonnes de matières à collecter pour la Ville de Québec.
C'est l'équivalent d'environ, en termes de poids, 49 000 matelas doubles cumulés. Donc c'est énormément de matière en peu de temps, illustre Cathy Dubé, directrice de la section de la collecte des matières résiduelles à la Ville de Québec.
Cette année, en raison du coût des loyers et de la disponibilité des logements, il y a eu moins de déménagements le 1er juillet. Le nombre de déchets qui jonchent les trottoirs est donc moins important. Cathy Dubé estime qu’il faudra environ deux semaines pour tout ramasser.
Mais qu'est-ce qui attend tous ces meubles et déchets? Pas l'incinérateur, assure-t-elle.
Tout ce qui est bois et métal va être recyclé systématiquement. Puis on a une partie aussi des matières, avec des tissus, tout ce que tissu, tapis et matelas, c'est sûr que c'est un petit peu difficile à valoriser tel quel, donc c'est broyé, puis ça sert de substitution pour le matériel de recouvrement dans les centres d'enfouissement, détaille Mme Dubé.
Elle précise que tout envoyer à l'incinérateur ne serait pas une bonne idée, et risquerait plutôt de causer des bris aux équipements.

Cathy Dubé, directrice de la section de la collecte de matières résiduelles à la Ville de Québec
Photo : Radio-Canada / Flavie Sauvageau
Signaler ses encombrants
Pour faciliter son travail, la Ville demande aux citoyens d'appeler le 311 quand ils souhaitent se débarrasser d'un encombrant.
Ils peuvent fournir la quantité de matière qu'ils ont, puis nous, ça nous permet d'optimiser nos parcours, ça fait que nos camions sont pleins, puis avoir le bon nombre pour faire le travail, explique Cathy Dubé.
Elle précise que ses équipes sillonnent quand même la ville depuis quelques semaines pour identifier les secteurs où la collecte d’encombrants est nécessaire.
La collecte des encombrants coûte environ 1,2 million de dollars par année aux contribuables de la capitale.


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