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Par Samantha de Bendern
Publié le 15/10/2026 à 17h20

FIGAROVOX/TRIBUNE - En reconnaissant sans donner de détails une ingérence de Moscou dans le vote du Brexit, le premier ministre britannique relance la demande d’une enquête officielle, ce qui pourrait également être utile à la France, analyse Samantha de Bendern, chercheuse spécialiste de la Russie.
Passer la publicitéSamantha de Bendern est chercheuse associée au programme Russie et Eurasie de Chatham House (Londres), spécialiste de la Russie, de l’Ukraine et de la Biélorussie. Elle a travaillé à la Commission européenne et à l’OTAN, et est consultante en risque politique.
Il aura fallu dix ans pour qu’un premier ministre britannique reconnaisse que les Russes se sont mêlés au référendum sur l’Union européenne de 2016. La déclaration d’Andy Burnham devait rassurer ceux qui se battent pour que cette question soit prise au sérieux, mais elle soulève plutôt de la colère : pourquoi les gouvernements britanniques précédents ont-ils gardé le silence ? Y a-t-il des éléments nouveaux, ou ont-ils caché des informations pour éviter l’embarras ?
Andy Burnham a affirmé que cette ingérence ne remettait pas en cause la légitimité du scrutin, et Downing Street a précisé qu’aucun élément ne permettait d’établir qu’elle en avait modifié l’issue. Comment affirmer cela, alors que le rapport du Comité du renseignement…


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