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DÉCRYPTAGE - Au lendemain des élections municipales, Bruno Jérôme (Panthéon-Assas) et Véronique Jérôme (Paris-Saclay), mettent à jour leur analyse sur la stabilité politique des villes sur un demi-siècle, établie sur la base des 675 communes de plus de 10 000 habitants de leur panel ElectionScope.
Passer la publicitéUne fois encore, les élections municipales ont apporté leur lot de bascules, parfois inattendues. Cette fois, Clermont-Ferrand, Amiens, Nîmes, Saint-Étienne, Pau, Roubaix, Aubervilliers ? Mais sur le temps long - depuis 1977 -, jusqu’où les trajectoires partisanes ont-elles été modifiées ? Pour quel camp la stabilité a-t-elle pu constituer un atout ?
Sur la base de notre panel municipal ElectionScope couvrant 675 villes de plus de 10 000 habitants (1977-2026), on observe que la gauche partant d’un record de 399 villes en 1977, a enregistré en 2026 sa pire défaite en n’administrant plus que 206 communes. Les maintiens du PS à Paris ou Marseille, celui des écologistes à Lyon ou la victoire de LFI à Roubaix ne peuvent occulter cette donnée statistique. Globalement, les trois quarts (75,5%) des villes du panel n’ont pas changé de camp politique. Ainsi, plus de 4 villes sur 5 (83,3%) n’ont pas bougé à droite (en y intégrant les municipalités RN ou UDR) et au centre tandis que ce…


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