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Après la visite du secrétaire d’État américain Marco Rubio à Reykjavik, les États-Unis veulent renforcer leur présence militaire en Islande. Selon le Wall Street Journal, les ports, aérodromes et installations de surveillance du pays pourraient appuyer les opérations américaines dans l’Atlantique Nord, avec l’aval des autorités islandaises.
Les États-Unis entendent renforcer leur coopération militaire avec l’Islande afin d’étendre leur présence dans l’Arctique, a rapporté le Wall Street Journal le 6 octobre à l’issue de la visite du secrétaire d’État américain Marco Rubio à Reykjavik. Selon le journal américain, Washington souhaite approfondir sa coopération avec cet État insulaire dans le domaine de la sécurité : l’Islande dispose d’aérodromes, de ports et d’infrastructures de surveillance pouvant être utilisés pour des opérations dans l’Atlantique Nord et au large du Groenland.
L’importance stratégique du pays s’est accrue après la conclusion d’un accord entre les États-Unis, le Danemark et le Groenland. Ce document permet aux États-Unis d’étendre leurs activités sur la base de Pituffik, de créer des zones de défense supplémentaires à Narsarsuaq et à Mestersvig, ainsi que d’ouvrir de nouvelles installations de manière concertée. Toutefois, ce texte n’a pas conféré à Washington le contrôle souverain sur le Groenland, se contentant de consolider ses capacités élargies en matière de sécurité et de présence militaire sur l’île, tout en prévoyant un renforcement du rôle de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) dans l’Arctique.
Toujours selon le Wall Street Journal, Marco Rubio a qualifié l’Islande d’avant-poste d’une importance cruciale pour surveiller les activités clandestines et contenir les adversaires. Par ailleurs, lors d’une conférence de presse avec la ministre islandaise des Affaires étrangères Katrin Thorgerdur, le secrétaire d’État américain a souligné qu’une présence militaire supplémentaire de Washington n’était possible qu’avec le consentement de Reykjavik. Le pays ne dispose pas d’armée permanente, mais il est membre de l’OTAN et occupe une position stratégique entre l’Amérique du Nord et l’Europe.
La question du Groenland a été soulevée par le président américain Donald Trump dès le début de son mandat, en janvier 2025. À l’époque, les médias avaient fait état de l’intention du locataire de la Maison Blanche de rattacher l’île aux États-Unis, puis, au printemps, Trump lui-même avait qualifié son annexion d’« inévitable ». Ce sujet s’est ensuite estompé, avant de refaire surface avec une nouvelle vigueur fin 2025. Au printemps 2026, des médias ont rapporté que Washington travaillait avec le Groenland et l’OTAN à la conclusion d’un pacte de coopération sur l’île.
En septembre dernier, cet texte a été signé en marge de l’Assemblée générale des Nations unies à New York. Donald Trump a déclaré prendre le contrôle de la sécurité du Groenland, mais ces propos ont par la suite été démentis par les médias américains. Ces derniers ont souligné que cette déclaration était exagérée et ne reflétait pas les compétences de Washington : l’armée américaine coopérera avec ses partenaires au Danemark et au Groenland, mais n’exercera aucun contrôle sur eux. Ensuite, le président américain a annoncé un renforcement immédiat de la présence militaire américaine au Groenland par la construction de deux nouvelles bases.
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