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La nouvelle première ministre Christine Fréchette s’attend « à ce que les troupes restent unies » à la Coalition avenir Québec, malgré le départ, mercredi, du député Gilles Bélanger.
Deux jours après avoir formé son premier Conseil des ministres, l’élue caquiste doit déjà composer avec des mécontentements dans son caucus de députés.
Mercredi soir, l’ex-ministre de la Cybersécurité et du Numérique, Gilles Bélanger, qui avait été écarté dudit cabinet la veille, a annoncé qu’il devenait député indépendant, dénonçant la direction prise par le gouvernement dans son virage numérique.
Non retenue elle aussi dans le Conseil des ministres, la députée caquiste Shirley Dorismond a dit mardi « réfléchir à la suite » de son implication politique.
Or, Christine Fréchette ne s’inquiète pas pour l’unité de son équipe.
« Je m’attends à ce que les troupes restent unies », a-t-elle lancé jeudi, en marge d’une annonce concernant les rénovations de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, à Montréal.
Elle a réitéré que la formation d’un nouveau Conseil des ministres était un exercice « déchirant ». « C’est toujours très complexe d’avoir une représentation, à la fois, des différentes régions, d’être dans la zone paritaire », a-t-elle dit, avant d’indiquer être « fière » du résultat présenté mardi.
Gilles Bélanger reçoit un appui
Gilles Bélanger affirme qu’il abordera son départ en détail à son retour au Parlement en mai. En matinée, une de ses anciennes collègues au sein du caucus caquiste, la députée de Laviolette–Saint-Maurice, Marie-Louise Tardif, s’est désolée de le voir partir.
« Dommage que les députés ne soient pas utilisés à leur plein potentiel et en fonction de leurs compétences comme ce serait le cas en entreprise privée ; nous faisons de la politique ! » a-t-elle écrit en réponse à une longue publication Facebook du député d’Orford.
Dans cette dernière, M. Bélanger déplore l’« impossibilité de faire valoir l’importance du numérique dans l’ensemble de l’œuvre gouvernementale ». Peu avant son départ, il avait notamment levé un drapeau rouge devant les risques pour les données des Québécois que présente le Dossier santé numérique.
Comme ministre, il a aussi tenté de créer un partenariat avec l’entreprise de service-conseil en technologies de l’information CGI. Ses ambitions ont d’ailleurs poussé l’Unité permanente anticorruption (UPAC) à émettre un avis dans lequel elle avertit le gouvernement des risques de « copinage » avec la compagnie.
Dans son message à M. Bélanger, Marie-Louise Tardif s’affirme « sincèrement désolée [qu’il ait dû se] battre à plusieurs reprises au cours des années pour faire avancer les dossiers et [qu’il n’ait] pas pu mettre en place le partenariat avec CGI ». « Mais ceci est mon opinion personnelle », ajoute-t-elle.
Selon Gilles Bélanger, « l’écosystème politique québécois, lourd et égotique rend très difficile d’insuffler une nouvelle vision et de respecter [des] promesses ». « Mais j’ai espoir qu’un renouveau puisse y parvenir », souligne-t-il.
Avec Simon Gionet


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