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ENQUÊTE - Délaissant les toiles de maîtres, les commanditaires préfèrent cibler les objets d’arts dans des établissements plus modestes, avec l’emploi de nouvelles méthodes. Une filière qui mêle acteurs du grand banditisme et mafias.
La grande époque du hold-up bancaire, qui a connu son apogée dans les années 70, a fait long feu. Celle des braquages en cascade de bijouteries de luxe est révolue. En perte de vitesse aussi la vogue des attaques à domicile de particuliers, qui ont appris à se barricader et à moins flamber sur les réseaux sociaux. Si le banditisme à la papa broie du noir, la relève des casseurs, toujours à la recherche du maillon faible, lorgne de plus en plus vers les musées. Dans l’ombre du « fric-frac » planétaire qui a visé le Louvre, les bandits ciblent avec boulimie les établissements d’envergure plus modeste.
La sidérante série qui vient de défrayer la chronique en témoigne. Dans la nuit au 5 au 6 août dernier, d’audacieux cambrioleurs raflent des objets de valeur dans le musée Jacques Chirac de Sarran, en Corrèze, qui abrite 5000 cadeaux offerts à l’ancien président de la République entre 1995 et 2007. C’est la troisième attaque visant ce bâtiment en un an. Le 24 juillet, ce sont deux hommes…


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