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France 28/04/2026 17:09 Actualisé le 28/04/2026 17:16
Le site Coco, impliqué dans de nombreuses affaires d’agressions sexuelles et de guets-apens homophobes, avait été supprimé par la justice à l’été 2024.
Par Maëlle Roudaut avec AFP

MAGALI COHEN / Hans Lucas via AFP
Un homme se connectant au site web Coco sur son ordinateur, le 24 avril 2024. (photo d’illustration)
Quatre petites lettres et des milliers de dérives homophobes, sexuelles et pédophiles. Le site « Coco », qui avait été supprimé par la justice à l’été 2024, fait à nouveau l’objet d’une enquête. La plateforme de chat en ligne est en effet réapparue sous le nom de « Cocoland » et avec une nouvelle adresse URL.
« Le parquet de Paris a ouvert une enquête sur la réouverture du site internet, confiée à l’unité nationale cyber de la gendarmerie nationale », a indiqué ce mardi 28 avril le ministère public.
Ce site est accusé d’avoir facilité plusieurs crimes sexuels et guets-apens homophobes. La plateforme a notamment été citée dans l’affaire Pelicot. Elle avait été utilisée par Dominique Pelicot, condamné à 20 ans de réclusion, pour recruter des dizaines d’hommes afin de violer sa femme, à son insu.
Ouest-France avait révélé sa réouverture mi-avril. « L’identité visuelle est identique. Le fonctionnement aussi », indiquait le quotidien. Plus encore, la version ressuscitée de Coco ne se cache pas d’être liée à l’ancienne plateforme fermée par la justice, puisque « ses mentions légales indiquent explicitement que coco.gg était son ancien domaine », notait Ouest-France.
« Le retour du site Coco, c’est une vraie gifle »
Un spécialiste en cybersécurité précisait par ailleurs au quotidien que cette nouvelle version du site controversé a été conçue pour durer et « résister à une nouvelle fermeture », puisqu’un domaine miroir a déjà été créé.
Dans la suite de ces annonces, la haute-commissaire à l’Enfance Sarah el Haïry avait alerté sur la résurgence du site internet. « Le retour du site Coco, c’est une vraie gifle à la promesse de protection qu’on fait », avait-elle réagi sur la radio RMC le 18 avril. « Ces sites, ce ne sont pas des lieux anodins, ils utilisent toutes les failles, ils cherchent des proies, les proies ce sont des enfants » et facilitent « des guets-apens homophobes, des viols, du trafic de drogue et de la traite humaine ».
« Il y a des procédures qui sont lancées, elles permettront de les faire fermer, on les traquera, on les harcèlera, on ne leur laissera pas de répit », avait-elle prévenu.
Immatriculé à l’étranger, le site web a été créé au début des années 2010. Son fondateur, l’Italien Isaac Steidl, a été inculpé le 9 janvier 2025 à Paris notamment pour complicité de trafic de stupéfiants, de détention et diffusion d’images pédopornographiques, de corruption de mineur via Internet et association de malfaiteurs. Il conteste les accusations.


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