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Après l’attaque de Trappes, les premiers éléments sur le profil du tireur se dessinent

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France 23/10/2026 19:21 Actualisé le 23/10/2026 21:00

Le suspect, un homme de 39 ans, a été interpellé par les forces de l’ordre après avoir tiré sur plusieurs personnes dans les communes de Trappes et de La Verrière, dans les Yvelines.

Des policiers sur les lieux de la fusillade de Trappes, le 23 octobre 2026.

DIMITAR DILKOFF / AFP

Des policiers sur les lieux de la fusillade de Trappes, le 23 octobre 2026.

Une grande violence et de très lourds soupçons de racisme. La justice est à pied d’œuvre après la fusillade qui a fait un mort et cinq blessés, dont une fillette de 12 ans, ce vendredi 23 octobre à Trappes et à La Verrière (Yvelines). Le suspect, « identifié comme étant Kévin T. né en 1987 », selon le parquet national antiterroriste (Pnat), a tiré en rafale depuis une voiture au cours d’un « périple meurtrier ».

Il a depuis été interpellé par les forces de l’ordre et placé en garde à vue, laquelle peut durer 96 heures, a précisé le Pnat à l’AFP. Si les motivations de cet individu doivent être établies formellement par la justice, le maire de Trappes, Ali Rabeh, a parlé de la tuerie comme étant « objectivement un attentat, à connotation raciste, probablement islamophobe ». En fin d’après-midi, l’Elysée évoquait un « attentat terroriste raciste ».

Le Pnat s’est rapidement saisi des faits et a ouvert une enquête pour « assassinat en relation avec une entreprise terroriste, avec la circonstance que les faits ont été commis à raison de l’appartenance vraie ou supposée à une prétendue race, une ethnie, une nation ou une religion déterminée ». Alors que les investigations se poursuivent, Le HuffPost fait le point sur ce que l’on sait du suspect.

• Un homme pas fiché S, mais connu de la justice

Selon les informations du Parisien et de BFMTV, le trentenaire n’est pas fiché S et n’était donc pas connu des services de renseignement de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Il est en revanche inscrit au fichier du Traitement d’antécédents judiciaires (TAJ), rapporte pour sa part l’AFP.

De son côté, BFMTV a appris auprès du Pnat que le suspect de 39 ans était connu pour des faits de droit commun. Mêmes informations chez Le Parisien, selon qui l’auteur de l’attaque était connu de la police pour « des faits de conduite sous emprise de l’alcool, de vol, de vol à l’étalage et de stupéfiants ».

Un membre de son « entourage familial direct » a également été placé en garde à vue, a indiqué le Pnat dans une communication reprise par l’AFP.

• Le tireur avait piégé son appartement

L’individu a été interpellé « à hauteur du restaurant Home Burger situé à Coignières », dans les Yvelines, a appris l’AFP du Pnat, qui précise qu’il a été « immédiatement » placé en garde à vue. « La perquisition de son domicile nécessitant sa présence conformément aux dispositions du code de procédure pénale, il n’a pour l’heure pas été entendu par les enquêteurs », a indiqué le parquet antiterroriste.

Le trentenaire est domicilié à Plaisir, à quelques kilomètres des lieux de la fusillade, affirme l’AFP. La perquisition de son appartement a révélé « la mise en place d’un dispositif de piégeage » du logement, « au moyen de trois bouteilles de gaz et de fils électriques connectés à un minuteur », a expliqué le Pnat, cité par l’AFP. Selon le Parisien, le RAID et des démineurs avaient été dépêchés sur place pour perquisitionner les lieux à la mi-journée.

L’immeuble du tireur a été évacué et son quartier bouclé, a constaté en fin d’après-midi un journaliste de l’AFP présent sur place. « Intervention de police en cours, accès interdit aux appartements jusqu’à nouvel ordre », indiquait un panneau affiché dans ce quartier du nord du centre-ville de Plaisir, décrit comme « populaire et résidentiel » par l’agence de presse.

• Le suspect était équipé d’une arme automatique

Dans son intervention face à la presse, le maire de Trappes Ali Rabeh a parlé d’une victime « abattue d’une rafale d’arme automatique ». Un élément corroboré par le Pnat, qui a indiqué plus tard dans la journée qu’un « pistolet-mitrailleur de type Sten » et une « bombe lacrymogène » ont été découvert lors de la fouille du véhicule du suspect, une « Renault Clio ».

L’information sur le « Sten » avait été reprise par Le Parisien, qui présentait cette arme comme « facilement maniable », pouvant tirer environ 550 cartouches par minute et qui est « restée célèbre pour son rôle central et marquant au sein de la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale ». BFMTV indique pour sa part que l’arme était « de catégorie A », son acquisition et sa détention étaient donc « normalement interdites ».

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