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Au lendemain de sa sortie contre le parti d’extrême droite, le capitaine de l’équipe de France s’est attiré les foudres de tous ses cadres.
Par Marie Haynes avec AFP
Un patron de l’équipe de France ne devrait pas dire ça ? C’est en tout cas l’avis des cadres et élus du Rassemblement national qui digèrent plus que moyennement les propos de Kylian Mbappé dans les pages du magazine Vanity Fair, comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article.
Dans une interview fleuve, la star tricolore du Real Madrid a réitéré son opposition au parti lepéniste : « Moi, ça me touche, je sais ce que ça signifie et quelles conséquences cela peut avoir pour mon pays lorsque des gens comme eux arrivent aux commandes », a-t-il confié à propos d’une éventuelle victoire électorale du RN l’an prochain.
Un patron de l’équipe de France « militant politique »
« C’est un problème que le capitaine de l’équipe de France devienne un militant politique », a estimé le député RN Julien Odoul sur CNews. « Parmi les Français qu’il représente, que ça lui plaise ou non, il y en a à peu près 13 millions qui votent pour le Rassemblement national, et il ne peut pas les ignorer, » a quant à lui estimé le député Laurent Jacobelli au micro de Europe 1.
Le président du Rassemblement national Jordan Bardella s’en est lui vivement pris à Kylian Mbappé, en contre-attaquant sur un terrain sportif plutôt que politique, à un mois du début de la coupe du monde de football. « Et moi je sais ce qui arrive lorsque Kylian Mbappé quitte le PSG : le club gagne la Ligue des champions ! (Et peut-être bientôt une deuxième fois.) », a-t-il écrit sur X.
Même ironie de Marine Le Pen sur RTL ce mercredi 14 mai : « Quand Kylian Mbappé dit qu’il ne veut pas qu’on gagne les élections, ça me rassure, lance-t-elle. Il est parti du PSG pour aller au Real Madrid, en disant que c’était pour gagner la Ligue des champions. Entre-temps, le PSG a gagné. »
Déjà en 2024, le capitaine des Bleus avait jugé « catastrophiques » les résultats du premier tour des élections législatives anticipées, dont le RN était sorti en tête. « Ça nous a choqués », se souvient-il dans Vanity Fair. « Nous sommes des citoyens, et nous ne pouvions pas simplement rester là, nous dire que tout allait bien se passer et aller jouer », a-t-il ajouté.


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