NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Correspondant au Journal d’Elbeuf entre 2005 et 2011, Christian Crespin, habitant de Saint-Aubin-lès-Elbeuf, s’est éteint l’avant-veille de Noël, à l’âge de 74 ans.
Sur le même thèmeNécrologie
Par Emilien Jacques Publié le 29 déc. 2025 à 21h39
C’est le troisième ancien correspondant du Journal d’Elbeuf à disparaître en cette année 2025. Après Pierre Mamier en août et Jacques Lebret en novembre, c’est Christian Crespin qui nous a quittés à l’âge de 74 ans.
Bas-Normand de naissance – il était originaire d’Argentan dans l’Orne – avait plusieurs passions dans la vie, notamment la photo, les voyages (ne serait-ce que pour aller rendre visite à sa fille Delphine qui a longtemps travaillé dans l’humanitaire au bout du monde) et surtout l’écriture, que cet habitant de Saint-Aubin-lès-Elbeuf (Seine-Maritime) a donc mis à profit du Journal d’Elbeuf durant six ans.
De la SNCF au Journal d’Elbeuf
Enfant, il rêvait d’être journaliste ou écrivain mais finalement c’est à la SNCF qu’il a accompli toute sa carrière. Normal pour quelqu’un ayant passé trois années de sa prime jeunesse dans une petite gare, à Verson, près de Caen, et étant monté pour la première fois dans une locomotive à vapeur à l’âge de quatre ans. Mais la retraite venue – et on l’a jeune dans le chemin de fer ! – cet esprit curieux était venu frapper à la porte du Journal d’Elbeuf, pour offrir ses services en tant que pigiste, autant pour sortir du train-train du quotidien que pour découvrir de nouveaux horizons et satisfaire – enfin – sa soif d’écriture toujours présente.
Disponible, fiable, réactif, maîtrisant parfaitement le français, il allait rapidement prendre ses marques au sein de l’équipe rédactionnelle bien que ne possédant aucune expérience en la matière.
S’investissant pleinement dans sa mission de correspondant, il allait en six ans (de 2005 à 2011) sillonner l’agglomération elbeuvienne de long en large et réaliser plusieurs milliers de reportages, toujours avec enthousiasme et bienveillance, sérieux et rigueur, traitant tous les sujets de la même manière, qu’il s’agisse d’un thé dansant, d’un loto, d’une foire à tout, d’un repas d’anciens ou d’un conseil municipal, une inauguration, un spectacle ou un portrait.
Aimant creuser ses sujets, ayant un cerveau analytique plus que synthétique, il fournissait moult détails avec toujours le souci de rapporter le plus fidèlement possible les événements sont il avait été le témoin privilégié.
« L’art d’être grand-père »
Puis, ayant un peu fait le tour de la question et après quelques soucis de santé, il avait éprouvé le besoin de souffler afin de se consacrer un peu plus à sa famille. « L’art d’être grand-père », déclarait-il alors citant Victor Hugo. Mais il n’avait jamais vraiment coupé le lien avec le Journal, gardant en mémoire de merveilleux souvenirs comme ses rencontres avec Pierre Perret, l’ambassadeur de Corée du Sud, un général d’armée aux Invalides ou encore deux reportages à l’Assemblée nationale.
Et surtout, il n’avait jamais cessé d’écrire, achevant un livre sur la ville de Saint-Aubin-lès-Elbeuf, l’histoire de la commune racontée à ses habitants par ses habitants – un volumineux ouvrage jamais publié hélas – quelques semaines seulement avant son départ pour la Guadeloupe en 2013, une fois son épouse en retraite.
Un exil en Guadeloupe avant un retour à Saint-Aubin
Cette île, il l’avait découverte en 1968 par le biais d’un copain originaire du Moule devenu plus tard son beau-frère après sa rencontre, lors d’un nouveau voyage, en 1975, avec Jacqueline, celle qui allait devenir sa femme. Dans une « carte postale » de la Guadeloupe parue dans Le Journal d’Elbeuf en décembre 2015, il confiait :
Nous sommes venus nous y installer définitivement, après y avoir fait édifier une grande maison en 2002. C’était un rêve de près de 40 ans pour moi, le plus beau sans doute, qui s’est concrétisé, et tous les jours je pense au bonheur et à la chance que j’ai de vivre ici pour le reste de mes jours…
Mais finalement, Jacqueline et Christian étaient rentrés définitivement en Métropole en 2022 et avaient retrouvé leur maison de Saint-Aubin. Cultivé, bon vivant, doté du sens de l’humour, ayant toujours un bon jeu de mots à sortir, le verbe haut et le rire sonore, bavard, très bavard, Christian était un homme de convictions et de valeurs, un humaniste qui avait une profonde horreur de l’injustice.
Ses obsèques seront célébrées le mardi 6 janvier 2026, à 10 heures, en l’église de Saint-Aubin.
Le Journal d’Elbeuf présente ses sincères condoléances à son épouse Jacqueline, sa famille, ses amis, ses proches.
Personnalisez votre actualité en ajoutant vos villes et médias en favori avec Mon Actu.


5 month_ago
33

























.jpg)






French (CA)