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La Ville d’Amos et la Municipalité de Landrienne souhaitent regrouper leurs services de sécurité incendie. Les deux instances sont à peaufiner une entente inter municipale qu’elles devraient ratifier dans les prochains mois.
Selon cette entente, Amos ferait l’acquisition des véhicules et des équipements de Landrienne, en plus de prendre en charge l’organisation, l’opération et l’administration du service sur le territoire.
Ce n’est pas une question d'économie, c'est vraiment une question d'être plus efficace, de pouvoir répondre aux besoins présents et futurs en termes de couverture de risque, estime le maire suppléant d’Amos, Pierre Deshaies.
Une plus grande force de frappe
Ainsi, la quinzaine de pompiers de Landrienne sera intégrée au Service des incendies de la Ville d’Amos, qui compte déjà environ 40 sapeurs.

Le maire suppléant d'Amos, Pierre Deshaies. (Photo d'archives)
Photo : Gracieuseté - Catherine Langlois/Ville d'Amos
En additionnant les pompiers de Landrienne, on vient augmenter notre force de frappe, notre capacité à répondre à des incendies plus grands ou en période où c'est parfois plus difficile d'avoir des volontaires, affirme M. Deshaies.
Les pompiers de Landrienne vont être appelés sur plus de feux, les pompiers d'Amos vont pouvoir compter sur plus de bras. On paie les mêmes ressources, mais pour être plus efficaces en groupe. C'est donc gagnant pour tout le monde.
Il s’agit d’un mariage naturel et d’un ajout important, selon Stéphane Sigouin, directeur du Service des incendies de la Ville d’Amos.

Le directeur du Service incendie d'Amos, Stéphane Sigouin, voit plusieurs avantages au regroupement avec Landrienne, notamment au niveau de la formation des pompiers et de la stabilité de l'équipe.
Photo : Gracieuseté
On travaillait déjà beaucoup ensemble. On se connaît et on a une très belle relation. En se regroupant, on vient se donner une certaine stabilité. On vient optimiser nos ressources, nos équipements, puis ça nous permet d’être plus efficaces à long terme, fait-il valoir.
Le Service des incendies de la Ville d’Amos dessert déjà six autres territoires municipaux ainsi que la communauté de Pikogan. Mais c’est la première fois qu’elle s’entend avec une autre municipalité qui possède déjà un service de sécurité incendie.
Landrienne conserve sa caserne

Landrienne conservera sa caserne de pompiers, un enjeu important pour le maire Guillaume Lacasse.
Photo : Radio-Canada / Martin Guindon
À Landrienne, le maire Guillaume Lacasse se réjouit de voir que les pompiers de sa municipalité pourront mettre plus souvent à profit leurs nombreuses heures de formation. Il est aussi important pour lui que Landrienne conserve sa caserne.
Ça va permettre de faire sortir nos pompiers beaucoup plus souvent. Ça va éviter un essoufflement avec les pompiers de la Ville d'Amos. C'est sûr que ça va rester stable, parce qu’on garde quand même la caserne à Landrienne. Ça va nous permettre de vraiment bien respecter le schéma de couverture de la Municipalité, souligne-t-il.
Ça va apporter beaucoup de choses à Landrienne, puis ça n'augmente pas les coûts pour les citoyens. C'est positif.

Le maire de Landrienne, Guillaume Lacasse, estime que le mariage des services des incendies d'Amos et de sa localité sera bénéfique pour sa communauté.
Photo : Radio-Canada / Martin Guindon
Pérenniser le service
Pour le directeur du Service des incendies de Landrienne, Stéphane Brisson, l'entente viendra pérenniser les services de sécurité incendie sur son territoire.
Je ne vous cacherai pas qu’avec les horaires atypiques, le navettage, ça devenait difficile pour un petit service de maintenir les services à la population. En se regroupant avec Amos, en mettant en commun les ressources, on vient consolider notre service. Ça va augmenter les services à la population, souligne M. Brisson.
Par exemple, les pompiers de Landrienne auront plus facilement accès à des équipements comme le camion échelle ou les pinces de désincarcération.
Mais l’idée derrière tout ça, c’est qu’on ne perd pas notre identité, on continue de desservir la population de Landrienne. Ce qui est sûr et certain, c’est que la population sort gagnante, assure Stéphane Brisson.


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