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Le rapport de l'ONG, publié vendredi, se concentre sur neuf exécutions, perpétrées en dehors de tout cadre légal. Amnesty International demande au Hamas de mettre fin à ces crimes et aux autorités de rétablir un système judiciaire.
Publié le 21/08/2026 13:49
Temps de lecture : 1min
Le logo d'Amnesty International, octobre 2021. (ISAAC LAWRENCE / AFP)
Dans un rapport publié en juin, l'ONU avait documenté 60 cas d'exécutions et de violences physiques graves dont le Hamas s'est rendu coupable à Gaza. Vendredi 21 août, Amnesty International publie à son tour un rapport sur le même sujet. L'ONG a enquêté sur neuf cas d'exécutions extrajudiciaires, toutes commises après octobre 2025, donc après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas.
Les auteurs de ces exécutions appartiennent à des forces affiliées au mouvement islamiste palestinien qui agissent en toute impunité, détaille le rapport. Le 13 octobre 2025, huit membres du clan Dughmush, une famille influente de Gaza et ouvertement opposée au Hamas, sont exécutés en public, soupçonnés d'avoir collaboré avec Israël. Sur une vidéo, on voit huit hommes, les yeux bandés, les mains dans le dos. Ils sont abattus à bout portant.
Le 1er juillet, un homme connaît le même sort. Il aurait donné la localisation de plusieurs responsables des brigades Al Qassam, la branche militaire du Hamas. L'exécution est rendue publique sur les réseaux sociaux par un membre de la Sécurité de la Résistance. Ce service de renseignement, géré par le Hamas, traque les collaborateurs présumés d'Israël en dehors de tout cadre juridique.
Le Hamas dit avoir ouvert une enquête, mais se retranche derrière la nécessité d'agir, en l'absence d'institutions judiciaires détruites par les forces israéliennes. Un "prétexte pour commettre des violations graves des droits humains, mener des représailles ou punir collectivement des familles entières", déclare Erika Guevara-Rosas, directrice générale de la recherche, du plaidoyer, des politiques et des campagnes à Amnesty International. L'organisation exige des autorités en place à Gaza qu'elles mettent fin à l'impunité dont bénéficient les auteurs de ces exécutions.
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