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Ambulance Nouveau-Brunswick effectue des changements importants dans le but de mieux servir les communautés rurales.
Les équipes paramédicales passent désormais plus de temps dans leur communauté respective afin de réduire les délais d'intervention.
Un projet pilote de six mois mené à Port Elgin, à Cap-Pelé et à Ford's Mills a amélioré les temps d'intervention jusqu'à 26 % ou 28 %, selon Jean-Pierre Savoie, vice-président d'Ambulance NB.
Alors, en nous basant sur les résultats du projet pilote, nous avons décidé de le lancer à l’échelle provinciale, dit-il. Ambulance NB a entrepris ce changement au début de mars.

Jean-Pierre Savoie, vice-président d'Ambulance NB, lors d'une entrevue accordée en février 2026.
Photo : Zoom
Il demeure possible qu'une ambulance ne soit pas immédiatement disponible dans sa communauté si elle est déjà occupée à répondre à une situation urgente à cet endroit ou dans une communauté voisine, par exemple, indique le directeur de l’Association des paramédics du Nouveau-Brunswick, Chris Hood.
Mais cela signifie qu’elles seront disponibles dans la communauté la plupart du temps, souligne-t-il.
Les changements signifient aussi que des gens dans les petites communautés trouveront peut-être plus souvent au poste local d’ambulance une personne pouvant les aider.
Cela améliorera assurément l'accès aux soins primaires et [permettra] de mieux prendre en compte les besoins des patients en matière de santé dans ces communautés, estime Chris Hood.
Le déploiement dynamique diminue
Ambulance NB utilisait jusque-là une méthode qu’elle appelle déploiement dynamique, c’est-à-dire qu’elle déplaçait des ambulances par endroits dans la province pour équilibrer leur disponibilité.
Si nous continuons avec le même modèle, les ambulanciers se déplacent du point A au point B, puis du point B au point C, en moyenne d’environ 500 à 600 kilomètres par nuit sans même entrer en contact avec un patient, explique Jean-Pierre Savoie.
Cela désavantageait les communautés rurales isolées, selon Chris Hood. Faire ce changement et permettre aux ambulances rurales de rester dans leur communauté jusqu'à ce qu'on en ait besoin plutôt que de les déplacer prématurément est positif, dit-il.

Chris Hood, directeur de l’Association des paramédics du Nouveau-Brunswick.
Photo : Radio-Canada
Ambulance NB utilise encore le déploiement dynamique, mais seulement dans les villes.
De plus, pour réduire l’utilisation des ambulances lors d’appels jugés moins urgents dans les régions de Moncton, de Saint-Jean et de Fredericton, il arrive qu’Ambulance NB dépêche un seul travailleur paramédical à bord d’un véhicule qui n’est pas une ambulance. Cela se produit, par exemple, dans le cas d’une personne qui s’est foulé une cheville ou un poignet, ou qui a été mordue par un chien, explique Chris Hood.
Cela signifie que les services d'urgence dans les villes ne sont pas surchargés par ces appels non urgents, et que ces personnes ont toujours accès à un ambulancier dans un délai raisonnable, affirme M. Hood.
Nous espérons que ce modèle pourra être étendu à l'ensemble de la province, ajoute Jean-Pierre Savoie.
D’après les renseignements de Mark Leger, de CBC


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