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L’appareil de type ULM a contraint samedi la Défense aérienne à mobiliser un avion de combat en alerte sur la base aérienne d’Orange et un hélicoptère Fennec de la permanence opérationnelle qui l’a accompagné jusqu’à son atterrissage à Montpellier.
Passer la publicité Passer la publicitéLa Défense aérienne a été contrainte de sortir les grands moyens samedi dans les Alpes-Maritimes. En effet, un aéronef de type ULM a commis un refus d’obtempérer alors qu’il survolait le département du sud-est de la France, indique le Commandement de la Défense aérienne et des opérations aériennes (CDAOA) de l’armée de l’Air et de l’Espace dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux mardi. Un avion de combat Rafale* et un hélicoptère Fennec ont été mobilisés afin de procéder à son arraisonnement sur le terrain de Montpellier.
«Le 30 mai, un ULM VL3 reliant Venise à Alicante adopte un comportement inhabituel alors qu’il survole le pays niçois, retrace le CDAOA. Malgré un problème technique annoncé, son pilote refuse les consignes qui lui sont adressées par les contrôleurs aériens. Le doute s’installe. Face aux incertitudes, la Haute Autorité de Défense Aérienne (HADA) déclenche les moyens de la posture permanente de sûreté aérienne (PPSA)», la police du ciel, qui repose sur un maillage constitué de 70 radars civils et militaires et trois centres de détection et de contrôle (CDC) à Lyon, Tours et Mont-de-Marsan.
Ces centres assurent la première brique de la surveillance et détectent les anomalies. «En cas de doute ou de menace avérée, le Centre national des opérations aériennes (CNOA) peut enclencher les mesures actives de sûreté aériennes (MASA) qui permettent de rechercher l’identité d’un aéronef, d’observer son comportement, de lui porter assistance ou de lui faire appliquer une obligation, une restriction ou une interdiction, de l’avertir par un tir de semonce, voire de le détruire si l’aéronef est classifié “hostile”», précise le Ministère des Armées sur son site internet.
12.000 appareils survolent quotidiennement le territoire
C’est ainsi que la décision a été prise samedi de faire décoller un Rafale en alerte sur la base aérienne d’Orange «pour identifier l’appareil et évaluer la situation». Une fois le doute levé, l’ULM est arraisonné, avec l’aide d’un hélicoptère Fennec de la permanence opérationnelle qui prend le relais et l’accompagne jusqu’à son atterrissage. «L’équipage est ensuite pris en charge par les autorités compétentes», complète le communiqué.
«Cette intervention illustre la vigilance permanente exercée sur l’espace aérien national et la réactivité de la chaîne de Défense aérienne, capable de détecter, identifier et traiter sans délai toute situation inhabituelle», conclut le Commandement de la Défense aérienne et des opérations aériennes (CDAOA) de l’armée de l’Air et de l’Espace (AAE), qui a fêté ses 30 ans en 2024.
Chaque jour, environ 12.000 appareils survolent le territoire français, dont 1400 simultanément au plus dense du trafic, ce qui en fait l’un des pays les plus survolés au monde. Pour assurer sa protection, l’armée de l’Air et de l’Espace peut compter sur le concours de plus de 3500 aviateurs répartis dans tout l’Hexagone et équipés d’avions de chasse et d’hélicoptères pouvant être mobilisés en cas d’urgence immédiate.
*Le groupe Dassault est propriétaire du Figaro.


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