Dans la ville dirigée depuis mars par Éric Ciotti (UDR, allié du RN), les parents d'enfants écoliers qui manqueraient un repas à la cantine sans avoir prévenu seront désormais sanctionnés financièrement, en plus du prix du déjeuner.

La rédaction - Aujourd'hui à 20:10 | mis à jour aujourd'hui à 20:36 - Temps de lecture :

La Ville de Nice sert chaque jour plus de 25 500 repas aux élèves de maternelle et primaire. Photo d'illustration Sipa/Syspeo La Ville de Nice sert chaque jour plus de 25 500 repas aux élèves de maternelle et primaire. Photo d'illustration Sipa/Syspeo

La mesure, votée lors du dernier conseil municipal de Nice (Alpes-Maritimes), fait déjà parler. Comme le détaille France 3 Provence-Alpes-Côte d'Azur, une absence injustifiée à la cantine scolaire sera désormais pénalisée financièrement, après un « rappel à l'ordre » la première fois. C'est ce qu'a voté le conseil municipal de la ville dirigée depuis les dernières municipales par Éric Ciotti, patron de l'Union des droites pour la République, allié du Rassemblement national.

La Ville, qui sert chaque jour plus de 25 500 repas aux élèves de maternelle et primaire, assure voloir lutter contre le gaspillage alimentaire. Le conseil municipal a donc voté « une tarification majorée de 4,90 euros par jour d’absence injustifiée à la cantine scolaire ». Concrètement, en cas d'absence non justifiée au moins 72 heures avant, cette pénalité viendra s'ajouter au prix du repas, qui varie en fonction des revenus de 80 centimes à 3,30 euros. Une pénalité qui devrait ne pas être due si l'enfant est malade, rapportent nos confrères. 

« Comme si les familles n’avaient pas déjà suffisamment de difficultés »

L'annonce n'a pas manqué de faire parler. « Quel foutage de gueule ! Comme si les familles n’avaient pas déjà suffisamment de difficultés à boucler leurs fins de mois, voilà qu’Éric Ciotti leur inflige une pénalité supplémentaire de 4,90 euros lorsqu’un enfant manque la cantine sans justificatif », a rapidement dénoncé Jonathan Gensburger, comédien engagé localement qui a soutenu la liste de gauche Nice Front populaire aux municipales. « Pour un foyer aisé, ce sera une contrariété. Pour une famille qui compte ses dépenses à la fin du mois, qui élève seule ses enfants ou qui enchaîne les imprévus, cela peut peser lourd », poursuit-il.

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