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La Ville d’Alma a adopté, lundi, une toute nouvelle politique de toponymie pour ses lieux publics. Les élus veulent ainsi mettre en valeur l’histoire de la municipalité, souligner l’apport des femmes, en plus d’uniformiser le nom de ses rues et bâtiments.
Le nouveau quartier des Fondatrices est l’un des premiers secteurs qui feront partie de cette stratégie.
Depuis longtemps, la Ville d’Alma peut compter sur un comité de toponymie. Cependant, on n’avait pas vraiment de balises ou de structure. Lorsqu’arrivait le moment de choisir pour l’ouverture d’une nouvelle rue ou d’un nouveau quartier, on avait des banques (de noms), on réfléchissait à savoir si on irait au niveau de la nature ou de la faune. Grâce à cette politique, on veut baliser de façon transparente une procédure qui est claire, a commenté Claudia Madore, coordonnatrice aux communications à la Ville d’Alma, au cours d’une entrevue accordée à l’émission C’est jamais pareil.
Avec l’entrée en vigueur de la politique de toponymie, Alma souhaite mettre en valeur son histoire et son patrimoine et accorder une place importante aux femmes qui ont contribué à l’essor de la ville.
De nouvelles rues, des bâtiments et des infrastructures comme des parcs seront visés par cette nouvelle stratégie.
Un rattrapage était nécessaire dans un dessein d’équité par rapport aux femmes, observe Claudia Madore.
On se disait que les femmes étaient sous-représentées. On s’est dit qu’il faudrait renverser la vapeur et s’attarder un peu plus aux femmes.
En 2022, la ville savait qu’un développement résidentiel important se préparait à Alma. Les élus ont réalisé que les noms de plusieurs femmes bien connues ou plutôt méconnues pourraient être mis en lumière. D’où le nouveau quartier des Fondatrices, où une rue porte maintenant le nom de Sœur Georgette-Beaulieu.
C’était une religieuse de l’Institut Notre-Dame-du-Bon-Conseil qui était une travailleuse communautaire. Elle a donné sa vie au domaine social et a contribué à la création de nombreux organismes communautaires, comme le Centre d’action bénévole, le Centre de femmes Au Quatre-Temps et La Cigogne, poursuit Claudia Madore. La religieuse est décédée en 2019.
Des bâtiments importants d’Alma ne portent actuellement pas de noms. La Ville considère la possibilité de leur en attribuer un.
Les citoyens peuvent consulter le site internet de la Ville d’Alma et peuvent soumettre en ligne leurs suggestions de femmes marquantes.
Avec Frédéric Tremblay


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