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Life 23/06/2026 19:04
Pour supporter la chaleur, ces petits vaporisateurs rechargeables sont devenus l’accessoire numéro un, aussi bien chez les adultes que chez les enfants.

Captures d’écran TikTok @pharmaciedelanoue / @pharmacie.du.beuv
« C’est mieux que rien, ça leur fait du bien et ils peuvent les remplir autant qu’ils veulent », souligne Virginie, dont les deux enfants ont des brumisateurs.
EN BREF • Les brumisateurs rechargeables, autrefois utilisés pour les cheveux et les plantes, sont devenus essentiels pour mieux supporter la canicule.
• Dans certaines écoles par exemple, ils sont devenus un « petit phénomène de récré », les professeurs devant parfois encadrer leur usage.
• Malgré leur popularité, les brumisateurs ne compensent pas le manque d’infrastructures adaptées dans les écoles, comme une meilleure isolation et des espaces verts.
Le mini-ventilateur a-t-il fait son temps ? Au vu de son coût environnemental, ce n’est pas plus mal. Sur les terrasses et dans les transports, c’est désormais un autre objet qu’on voit dans toutes les mains : des vaporisateurs d’eau, ou, sous leur nom officiel, des brumisateurs rechargeables.
Jusqu’ici, leur usage était plutôt dédié aux routines capillaires pour les boucles ou à l’entretien des plantes. Mais parce qu’ils sont bien moins chers que les brumisateurs d’eau minérale et trouvables très facilement en pharmacie ou en magasin discount, ces petits pistolets à brume ont la cote sur les réseaux sociaux, chez les étudiants… Et même dans les cours d’école.
« Petit phénomène de cours de récré »
Dans les salles de classe où la température peut atteindre des sommets, au point que plus de 2 500 écoles ont vu leur fonctionnement perturbé depuis le début de cette nouvelle vague de chaleur, ils procurent un peu de soulagement aux élèves. D’ailleurs, ce sont les deux enfants de Virginie* qui en ont eux-mêmes fait la demande. « Dès la canicule du mois de mai, mon fils m’a dit qu’il en voulait un, que ses copains en avaient à l’école, et qu’ils avaient le droit de l’utiliser en classe, explique-t-elle. C’est un petit phénomène de cour de récré ». Il y a deux semaines, quand elle en a vu en caisse d’un magasin, elle a donc acheté deux de ses petits objets, un pour son fils de 9 ans et demi, et un pour sa fille de 6 ans.
Un moyen de fortune pour les aider à se rafraîchir. « C’est un peu la seule solution, ça combiné au pauvre ventilateur prêté par la mairie qu’ils ont dans leur salle. C’est mieux que rien, ça leur fait du bien et ils peuvent les remplir autant qu’ils veulent », souligne Virginie. Certains vendeurs surfent même sur la tendance en proposant des modèles pour les petits, qui arborent des lions ou des licornes.
Confisqué par la maîtresse
Les enfants peuvent cependant avoir du mal à en avoir un usage « raisonné ». Dans l’école du fils de Louise*, où la majorité des écoliers viennent avec leur brumisateur, la directrice de l’école en a même mis un mot dans le carnet de correspondance des élèves. « Les mini-ventilateurs et brumisateurs sont autorisés, sous réserve que les enfants ne les utilisent pas pour jouer, mais bien pour se rafraîchir. Ces objets restent sous la responsabilité des élèves, qui doivent être conscients des risques (casse, perte…) » a-t-elle pu lire.
Quant au fils de Virginie, il s’est fait confisquer le sien peu après l’avoir obtenu. « D’après lui, la maîtresse a confisqué tous les brumisateurs de la classe. Je pense qu’ils s’arrosent avec pendant les cours », précise la mère de deux enfants. « C’est vrai qu’il y a un soir où mon fils l’avait dans la main en rentrant de l’école, et il n’arrêtait pas de s’arroser avec au lieu d’avancer, se souvient-elle en riant. Si ça devient ingérable, je comprends la maîtresse. » D’autant que la solution est loin d’être suffisante pour compenser ce qui manque aux écoles : des bâtiments bien isolés, des cours végétalisées, des volets aux fenêtres… Pour autant, Virginie a essayé celui de ses enfants et, comme tant d’autres, elle a apprécié la brume de fraîcheur. « J’irai m’en acheter un, mais seulement quand les températures seront un peu retombées. Pour l’instant, aller dans un magasin pour ça, c’est au-dessus de mes forces. »


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