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De passage dans le Grand Sudbury, dans le Nord de l’Ontario, pour annoncer un investissement dans le domaine de l’innovation minière, la ministre de l’Industrie, Mélanie Joly, s’est exprimée sur le sort de l’aciérie Algoma Steel.
En décembre dernier, elle avait annoncé une entente de principe qui devait permettre de sauver environ 500 emplois chez l’aciérie nord-ontarienne. Quelque 1000 travailleurs ont officiellement perdu leur travail à Algoma Steel, le plus grand employeur de la ville de Sault-Sainte-Marie.
Pour moi, pour le gouvernement, Algoma Steel est extrêmement important. On sait que Algoma est très affectée par la guerre tarifaire qui a lieu et les décisions du président Trump envers le secteur de l’acier, explique la ministre.
Donc, dans les circonstances, nous allons travailler pour ouvrir une nouvelle ligne de production à Algoma, qui est en lien avec la production d’infrastructures d’aciers nécessaires pour notre secteur de la construction partout à travers le pays, poursuit-elle.

Les locaux d'Algoma Steel à Sault-Sainte-Marie. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Orphée Moussongo
Mme Joly explique que la mise en place de la ligne de production va être extrêmement pertinente alors qu’on essaye de faire peu à peu que Algoma soit beaucoup moins dépendant du marché américain.
Nous allons faire en sorte d’avoir des solutions. Nous n’allons pas laisser tomber les travailleurs.
Être moins dépendants des États-Unis
Algoma Steel a également été déçu quand Ottawa a choisi d’attribuer un contrat d’achat de nouveaux sous-marins à l’entreprise germano-norvégienne ThyssenKrupp Marine Systems (TKMS).
C’était au détriment de la société sud-coréenne Hanwha, qui avait déjà fait de belles promesses à Algoma si elle obtenait le contrat.
La compagnie sud-coréenne avait promis notamment des investissements allant jusqu’à 345 millions de dollars pour la production d’une nouvelle usine de poutres d’acier et des centaines d’emplois à l’aciérie Algoma Steel.
« On a déjà offert 400 millions à Algoma Steel, on va continuer de travailler avec la compagnie. On sait très très bien que Algoma Steel […] toutes les aciéries sont affectées par la guerre tarifaire. Donc, dans ces circonstances-là, on a offert beaucoup de financement, mais aussi on doit aller au-delà juste du financement et des liquidités », déclare Mélanie Joly.
Elle précise qu’il est vraiment question de trouver des moyens pour que les aciéries au Canada soient beaucoup moins dépendantes du marché des États-Unis.
La négociation avec TKMS, elle a commencé, et donc, on est convaincu qu’on est capable d’aller chercher encore plus d’appui de TKMS, notamment pour Algoma, souligne-t-elle.
Parmi les milliers de produits que peut produire une aciérie comme Algoma, il y aura des possibilités au delà du contrat des sous-marins en question, explique, pour sa part, Jean-Charles Cachon, professeur émérite à la Faculté de gestion de l’Université Laurentienne.

Jean-Charles Cachon, pense qu’il faut produire localement pour aider les aciéries. (Photo d’archives)
Photo : Radio-Canada / Yasmine Mehdi
M. Cachon pense que, pour assurer l’avenir d’aciéries comme Algoma Steel dans un marché mondial compétitif, il est important de privilégier justement les productions locales.
L’annonce de Mélanie Joly dans le Grand Sudbury a porté sur un soutien fédéral de 6,7 millions de dollars pour deux entreprises numériques canadiennes travaillant sur des projets liés aux minéraux critiques. Une entreprise est située à Oakville et l’autre à Vancouver.
Avec les informations d'Espérance Fatuma


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