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Le cycliste de Quispamsis Alexandre Hayward tentera de conserver son maillot arc-en-ciel de champion du monde du contre-la-montre dans la catégorie MC3 lors des mondiaux de paracyclisme cette fin de semaine à Huntsville aux États-Unis.
Fort de deux médailles acquises en Belgique et en Italie dans ses deux seules compétitions de l’année, il se sent en grande forme pour la course de samedi matin.
Je pense que, si j’ai une bonne journée, j'ai une chance de gagner. C’est sûr qu’il y a toujours plusieurs facteurs dans une course. J’aimerais me ramasser sur le podium, je pense que je serais satisfait avec ça, mais je sais que ce n’est pas impossible de gagner de nouveau, analyse Alexandre Hayward, en entrevue depuis son hôtel en Alabama.

Alexandre Hayward a remporté deux médailles lors de deux compétitions cette année. (Photo d'archives)
Photo : Gracieusté : UCI
Le paralympien a déjà un peu d’expérience sur les routes de Huntsville, acquise lors des championnats mondiaux de 2023, au début de sa carrière sur route.
C’est le même parcours ou très semblable à ce qu’on a fait en 2023. Sauf qu’il fait pas mal plus chaud que la dernière fois. Ça va être ça, l’enjeu, s’habituer le plus possible à la chaleur.
On a roulé en pratique lundi après-midi, et il faisait 43 degrés à la fin.
Les choses risquent d'être d'autant plus difficiles que les tracés du contre-la-montre et de la course sur route, qui se tiendra lundi, ne correspondent pas vraiment à ses forces.
Le parcours est quand même assez monotone. J’ai toujours plus de difficultés quand ça vient à la course sur route sur des parcours comme ça. [...] Il me faut de grosses montées où on peut créer des séparations juste en étant plus fort que les autres et pas en ayant plus de stratégie, explique Alexandre Hayward.
Un retour aux sources qui fait du bien
Même si quelques-unes des courses qu'il avait au calendrier au Nouveau-Brunswick ont été annulées, l'athlète a pu se préparer pour les mondiaux avec quelques courses de vélo de montagne.
J’ai été chanceux de pouvoir le faire plus ou moins à la maison au Nouveau-Brunswick. Je pense que de pouvoir travailler un peu, d’avoir une vie plus équilibrée, d’être proche de ma famille et de mes amis, ça joue un assez gros rôle dans la qualité de mon entraînement.

Alexandre Hayward a pu préparer sa compétition grâce à plusieurs courses organisées cet été au Nouveau-Brunswick. (Photo d'archives)
Photo : Getty Images / Oscar Muñoz Badilla
Il ajoute avoir adapté sa préparation cet été après en avoir un peu trop fait pendant l'hiver. Il a multiplié des stages en altitude avant quelques grandes courses.
On a fait beaucoup d’essais-erreur avec mon entraînement, on en a peut-être fait un peu trop. Pendant mon séjour en Europe, pour les coupes du monde, j'étais vraiment super fatigué. J’espère que d’être un peu plus reposé, c’est tout ce qu'il me manque, souhaite le cycliste.
Deux ans après la médaille à Paris
Les championnats du monde de paracyclisme tombent un peu plus de deux ans après la médaille de bronze d’Alexandre Hayward aux Jeux paralympiques de Paris, une étape charnière dans sa carrière. C'était aussi l'un des objectifs les plus ambitieux qu’il s’était donnés en intégrant le programme national.

Alexandre Hayward célèbre sa médaille de bronze à la poursuite individuelle C3.
Photo : The Canadian Press / Dave Holland
Ça a été une expérience super positive. En sortant de là, les buts que je m’étais donnés dans ma tête pour les prochains quatre ans, je les ai pas mal tous accomplis, dit-il, en tournant déjà son regard vers les Jeux paralympiques de Los Angeles.
Maintenant que la poussière commence à retomber, je pense que je peux continuer à être compétitif pour les deux prochaines années, en espérant que ça aille bien de nouveau en 2028.


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