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On récapitule ce qui est confirmé et ce qui relève encore des accusations.
“On ne travaille pas sur des noms lancés sur les réseaux, mais sur des preuves.” C’est, en creux, le message martelé par le parquet dans ce dossier qui a basculé en enquête pour homicide volontaire après la mort de Quentin Deranque, 23 ans, à Lyon.
Ce qui s’est passé : une agression ultra-violente, une mort deux jours plus tard
Jeudi 12 février 2026, en soirée, Quentin Deranque est pris à partie à Lyon, dans un contexte de tensions en marge d’un événement à Sciences Po Lyon. Il est grièvement blessé, notamment à la tête. Il meurt samedi 14 février 2026. Le parquet a confirmé des traumatismes crâniens sévères et a fait évoluer la qualification vers l’homicide volontaire, compte tenu de la violence décrite et des éléments recueillis.
Une séquence vidéo a largement circulé : on y voit des hommes encerclés et frappés, avec des objets présentés comme des armes improvisées. Les enquêteurs s’appuient sur ces images, sur des témoignages et sur l’exploitation technique des captations pour reconstituer la chronologie.
🚨 ALERTE INFO
Le Canard enchaîné a publié le 17 février 2026 une vidéo inédite de la violente bagarre qui a précédé l’agression mortelle de Quentin Deranque, militant nationaliste de 23 ans décédé à Lyon après des affrontements entre militants d’extrême droite et antifascistes.… pic.twitter.com/NDloonJYSB
— Tribune Populaire🌐 (@TribunePop23) February 17, 2026
Pourquoi la “Jeune Garde antifasciste” est citée : des profils, pas une “preuve de groupe” à ce stade
Depuis l’annonce du décès, un nom revient : la Jeune Garde, mouvement antifasciste lyonnais dissous par décret le 12 juin 2025.
La justice cherche des auteurs et des complicités, puis qualifie les faits “mise en cause”, ce sont des informations de presse selon lesquelles des suspects identifiés/interpellés seraient connus comme proches ou membres de la Jeune Garde (ou de son ancien milieu), et non une conclusion judiciaire arrêtée “au nom de l’organisation”.
Plusieurs médias évoquent six suspects recherchés/identifiés sur la base des images et des témoignages. Les médias parlent d’une enquête conduite “sur preuves” et rappelle aussi les dégâts collatéraux des accusations hâtives : une jeune femme faussement désignée en ligne a été victime de doxxing et a engagé des démarches.
“Dissoute, donc pas responsable” : la défense publique de l’ancien porte-parole
Le sujet a quitté les couloirs du commissariat pour entrer dans les studios.
BFMTV a diffusé une intervention de Raphaël Arnault, présenté comme ancien porte-parole de la Jeune Garde. La ligne défendue est la suivante — la Jeune Garde étant dissoute et ses activités suspendues dans l’attente du Conseil d’État, elle ne peut être tenue pour responsable “en tant qu’organisation” de faits commis le 12 février.
Ce raisonnement n’innocente personne à titre individuel : il vise surtout à séparer une structure (juridiquement dissoute) et des individus pouvant se revendiquer d’un courant, d’un ancien collectif ou d’un réseau. Dans le droit pénal, ce sont les personnes (et, parfois, des associations légalement constituées) qui sont poursuivies — pas un “label” politique.
La mécanique d’une rixe qui tourne au drame
Pour comprendre le “comment”, il faut imaginer une scène de rue qui dérape comme une voiture sans freins : au départ, des cris, des mouvements de foule, des groupes qui se repèrent, puis la bascule. Les récits convergents décrivent un affrontement entre militants d’extrême droite et adversaires, avec une violence collective qui s’abat sur Quentin et deux autres personnes à un moment précis.
Un élément de contexte revient souvent : une action du collectif Némésis autour de la venue de l’eurodéputée Rima Hassan à Sciences Po Lyon, suivie d’affrontements. Cet enchaînement est cité par plusieurs médias, mais les responsabilités exactes, le rôle de chacun et l’éventuelle préméditation restent à documenter dans la procédure.
Ce que l’on peut affirmer aujourd’hui, sans spéculer
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Quentin Deranque, 23 ans, a été agressé le 12 février 2026 à Lyon et est décédé le 14 février 2026 ; l’enquête est désormais pour homicide volontaire.
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Les enquêteurs exploitent vidéos et témoignages et recherchent six suspects directement impliqués, selon les informations publiées.
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La “Jeune Garde” est citée parce que des suspects seraient liés à ce milieu, mais l’attribution officielle des responsabilités dépendra des décisions judiciaires (interpellations, mises en examen, procès).
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La Jeune Garde a été dissoute le 12 juin 2025 par décret.
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Des prises de parole publiques, dont celle attribuée à Raphaël Arnault, défendent l’idée qu’un mouvement dissous ne peut pas être “responsable” comme entité, tout en laissant entière la question d’anciens membres impliqués individuellement.


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