NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
En direct
Sept ans après la mort d'Elisa Pilarski, le 16 novembre 2019 dans une forêt de l'Aisne, son compagnon Christophe Ellul est jugé à partir de ce mardi à Soissons pour homicide involontaire. Son chien Curtis était soupçonné d’être l’auteur de l’attaque. Suivez notre direct.
La rédaction avec notre envoyé spécial sur place, Aurélien Poivret - Aujourd'hui à 12:46 | mis à jour aujourd'hui à 12:51 - Temps de lecture :
Elle avait 29 ans et elle était enceinte de six mois. Un petit garçon, qui devait s'appeler Enzo. Son premier enfant. Dans l’après-midi du 16 novembre 2019, le corps sans vie d’Elisa Pilarski est retrouvé dans la forêt de Retz, au sud-ouest de Soissons, dans l'Aisne, avec plusieurs dizaines de plaies à la tête, au cou, aux bras et à la jambe droite. Des morsures canines qui ont provoqué une hémorragie mortelle. Ce jour-là, elle promenait Curtis, le chien de son compagnon Christophe Ellul. L'animal est soupçonné d'être l'auteur de l'attaque.
-
À la barre, Christophe Ellul a maintenu que Curtis n'est pas un « pitbull ». Photo d'illustration Sipa/Dessons
-
-
Pour Christophe Ellul, la piste des chiens de vènerie à courre reste plausible. Photo AFP/François Lopresti
-
Me Alexandre Novion, avocat de l'accusé, a contesté d'emblée la constitution de partie civile de la société de vènerie qui a été mise en cause un temps dans l’affaire. Photo AFP/François Lopresti
-
Elisa Pilarski aurait été tuée par le chien de son compagnon, qu'elle promenait en forêt le jour de sa mort. Photos DR
-
Christophe Ellul (à gauche) et son avocat Alexandre Novion lors d'une conférence de presse le 10 novembre 2020 à Bordeaux. Photo AFP/Mehdi Fedouach
Sept ans après le drame, Christophe Ellul est jugé à partir de ce mardi devant le tribunal correctionnel de Soissons pour homicide involontaire. La mère et l’oncle d’Elisa Pilarski assisteront au procès.
Suivez notre direct :
-
12:41
Le prévenu accusé de négligence sur ses autres chiens
Le tribunal passe un moment maintenant sur les conditions de vie des différents chiens de Christophe Ellul, qui admet les avoir gardés en cage. « Oui, pour leur donner à manger » et « pour dormir » . « Il ne s'occupait pas d'eux », a accusé auprès des enquêteurs son ex-compagne, qui avait acheté Curtis avec lui.
« Ce n'est pas vrai », répond le prévenu, avec ce commentaire cinglant : « vous comprenez pourquoi on s'est séparés. »
-
12:10
L'accusé maintient que Curtis n'est pas un « pitbull »
Christophe Ellul maintient que son chien n'est pas un pitbull, interdit en France, mais un croisé « whippet et patterdale terrier » qu'il est allé chercher dans un élevage aux Pays-Bas. « On a eu des vrais papiers, un passeport européen, et un certificat de bonne santé du vétérinaire », avance le prévenu.
Pourtant, l'expert est formel, il s'agit bien d'un « pitbull » et les documents ont été falsifiés. Christophe Ellul se dit surpris : « Ce monsieur m'a dit que Curtis ne rentrait pas dans les critères du pitbull ».
-
11:49
La situation de Curtis examinée
La présidente aborde désormais la situation de Curtis. Elle explique avoir demandé au refuge de Haute-Garonne, qui l'héberge actuellement, de lui fournir des « éléments factuels sur sa situation ».
On y apprend que Curtis est toujours logé dans un box de 4m2 avec un « plateau de repos » et une « courette extérieure ensoleillée », lui donnant un espace total de 10m2. La partie extérieure est « grillagée y compris en hauteur pour éviter toute évasion ou vol ». Le chien a également un os en plastique à disposition.
-
11:46
Le « pitbull », race interdite en France ?
Christophe Ellul est également accusé d'avoir illégalement importé Curtis, qu'il a initialement présenté comme un « Whippet-Griffon » mais dont une expertise vétérinaire a conclu qu'il était en réalité un American Pitbull Terrier, race dont l'acquisition est prohibée en France.
La loi du 6 janvier 1999 instaure en effet des catégories pour les chiens. Les chiens de catégorie 1 sont interdits d’acquisition, de cession à titre gratuit ou onéreux, d’importation et de reproduction. Parmi les critères de catégorisation, le pedigree est un élement fondamental.
Ainsi, l'American Pitbull Terrier, plus communément appelé « Pitbull », n'est pas reconnu comme une race en France mais comme un type de chien. « Il n’existe pas de standards à la Société Centrale Canine, donc pas d’inscription possible au LOF (Livre des origines français) dans l’Hexagone. Tout chien se rapprochant morphologiquement d’un Pit Bull ou étant issu d’un croisement avec un American Staffordshire Terrier est estimé de type Pit Bull, et classé chien de première catégorie », explique le média spécialisé Le Mag des chiens.
-
11:23
« Me reconstruire, j'y arrive pas », confesse Christophe Ellul
« Comment allez-vous aujourd’hui ? », demande à Christophe Ellul la présidente Armelle Radiguet. « Vous êtes prévenu mais aussi une grande victime du décès d’Elisa Pilarski et de l’enfant à naître. »
« Me reconstruire, j’y arrive pas, souffle à la barre, la gorge nouée, le quinquagénaire. Je ne me consacre qu’au travail. J’essaie de tenir comme ça. »
-
11:19
Christophe Ellul, un homme « droit » et « ayant des valeurs »
Place à l'étude de l'expertise psychologique de l'accusé, réalisée en 2021. L’experte y a noté une « grande détresse » due au décès d’Elisa Pilarski chez cet homme décrit comme « droit » et « ayant des valeurs ». « Il reste sur ses positions », relève-t-elle. Pour lui, Curtis « ne peut pas avoir mordu » la jeune femme.
-
11:00
Le tribunal dresse le portrait de la jeune femme tuée
La présidente dresse portrait d'Elisa Pilarski, qui habitait dans le sud-ouest de la France. « Elle était très attachée à ses montagnes et à ses chevaux », a dit sa mère lors de l'instruction.
Invitée à prendre la parole, la mère d'Elisa Pilarski décline la proposition de la présidente du tribunal
-
10:59
Les premières paroles de l'accusé
Première prise de parole de Christophe Ellul, à qui la présidente demande ses « certitudes » quant à l’absence d’implication de Curtis dans la mort d’Elisa Pilarski : « Si aujourd’hui vous me mettez une preuve concernant Curtis, qu’il ait touché Elisa ou qu’il l’ait tuée, c’est moi qui tuerais Curtis. Je n’ai plus ma femme, je n’ai plus mon fils. Est-ce que vous pensez que j’aurais laissé une chance à Curtis ? Si aujourd’hui, c’est pour la mémoire d’Elisa et d’Enzo », le prénom de l’enfant à naître que portait la jeune femme.
Christophe Ellul, dans ce premier propos, semble laisser la porte ouverte à l’implication de son chien. Mais il exige « des preuves ». « Avec toutes ces expertises, on n’a jamais eu de réponse. Ça fait sept ans que ça dure, il y a plein d’incohérences. Aujourd’hui je suis perdu, je ne sais plus. Mais je sais ce que j’ai vu quand je suis arrivé sur place. » À ses yeux, la piste des chiens de vènerie à courre reste plausible. « S’il y avait eu des panneaux, des indications d’une chasse à courre, elle ne serait jamais descendue de voiture. Elle serait là et Enzo aussi. »
« Je veux savoir la vérité, clame Christophe Ellul. Si c’est Curtis, tuez-le, piquez-le ! Ou c’est moi qui le ferai. Mais mettez les preuves sur la table. Je ne veux pas qu’Elisa et Enzo soient décédés pour rien. »
-
10:54
Qu'est-ce que le dressage au mordant ?
Christophe Ellul est accusé d’avoir dressé Curtis « au mordant », une pratique interdite en France et qui, mal inculquée, faisait perdre à cet animal « toute inhibition en phase d’excitation », lors de laquelle il pouvait être « hors de contrôle ».
Le dressage au mordant est « une pratique de sport canin inspirée des entraînements de chiens d’intervention », explique sur son site la Société Centrale Canine. Généralement, cet « exercice sportif » se pratique ainsi : le chien est invité à mordre, au commandement de son maître, dans le costume rembourré d’un homme d’attaque.
Or, en France, la pratique est strictement encadrée. Seules 29 races de chiens sont habilitées et le canidé doit être inscrit au Livre des origines français (LOF) et disposer d’une licence d’utilisation. Il doit également avoir validé son certificat de sociabilité et d’aptitude à l’utilisation (CSAU). Cette discipline est interdite aux particuliers, même accompagnés d’un professionnel.
-
10:28
L'audience reprend, Chrisophe Ellul est à la barre
L'audience reprend à Soissons. Sans surprise, l'incident est « joint au fond ». Cela signifie que ce n'est que dans son jugement que le tribunal dira si la Société de vènerie peut être partie civile ou non.
La présidente fait maintenant un rappel des faits. Christophe Ellul est à la barre.
-
10:07
La présidente agacée par le débat sur la partie civile, l'audience suspendue
Ce débat sur la volonté de la Société de vènerie de se constituer partie civile semble agacer prodigieusement la présidente : « On ne va pas s'interrompre les uns les autres pendant trois jours. Il y a un homme qui est jugé et une famille qui attend des réponses. Si vous voulez vous égarer, je ne vous laisserai pas faire ! »
L'audience est suspendue, le temps pour le tribunal de prendre une décision sur cette constitution de partie civile.
-
09:47
L'avocat du prévenu maintient la piste de l'accident de chasse
L’avocat du prévenu met en avant la possibilité qu’Elisa Pilarski ait pu être tuée par les chiens qui participaient à une chasse à courre en forêt de Retz le jour des faits : « Je rappelle qu’il s’agit d’un accident dont certains pensent, sans avoir à rougir, qu’il peut s'agir d’un accident de chasse. » « M. Ellul n’a pas inventé l’existence de la chasse à courre, ajoute Me Novion. Ce qu’il a dit, il l’a vu et il l’a constaté. »
L'acceptation de cette constitution de partie civile « serait une catastrophe », estime Me Novion, selon lequel une telle décision serait une marque de « partialité » du tribunal « à l'encontre de Christophe Ellul ». En réponse, Me Guillaume Demarcq explique qu'il représente la Société de vènerie, et non l'association de chasse à courre locale “Le Rallye la passion”.
-
09:42
La défense conteste la présence de la société de vènerie
L’audience démarre avec la contestation, par la défense, de la constitution de partie civile de la société de vènerie qui a été mise en cause un temps dans l’affaire. Cette société de vènerie est une association, “Les Amis du Rallye La Passion”. « Je ne vois pas ce que cette association vient faire dans ce procès », attaque Me Alexandre Novion, l’avocat de Christophe Ellul, qui fait valoir la nécessité d’un lien direct entre l’infraction et la partie civile pour que celle-ci soit validée.
Christophe Ellul a, tout au long de l'instruction accusé une meute de chiens de chasse à courre, qu'il aurait découverts autour du corps d'Elisa Pilarski à son arrivée. Une chasse à courre avait effectivement lieu le même après-midi dans cette forêt, mais diverses analyses pointent la seule responsabilité de Curtis.
Six ans après les faits, l’organisateur de la chasse à courre, Sébastien Van den Berghe, se souvient encore de la vague de haine qui s’était abattue sur lui à l’époque des faits - la fondation Brigitte Bardot avait écrit au ministre de la Justice pour dire que sa meute représentait un « danger réel » et pour défendre Curtis. « Il a sali mon nom », estimait il y a peu le président de l’association “Rallye la passion” auprès de L’Union.
-
09:33
Le déroulé du procès
Après le résumé de l'affaire, le tribunal se penchera sur la personnalité de l'accusé, Christophe Ellul, et d'Elisa Pilarski, avant d'étudier la relation du prévenu avec son ex-compagne. La situation de Curtis, le pitbull incriminé, sera également passée au peigne fin. Le tribunal reviendra ensuite sur les faits ayant conduit à la mort de la jeune femme.
La journée de mercredi sera consacrée aux expertises : les mesures des mâchoires des chiens, l'étude comportementale de Curtis et les rapports ADN. Le procès pourrait donc se terminer mercredi soir.
-
09:21
L'accusé est à la barre
Christophe Ellul est maintenant à la barre. La présidente lui rappelle les faits pour lesquels il comparaît, à savoir la mort involontaire d’Elisa Pilarski résultant de la dangerosité de son chien Curtis.
Deux circonstances aggravantes accompagnent cette qualification d’homicide involontaire, notamment l’importation illégale de Curtis, et un dressage « contre nature et mal conduit ».
-
09:18
La magistrate demande « de la dignité et de la sérénité » lors des débats
La présidente Armelle Radiguet commence par un propos liminaire dans laquelle elle rappelle que le tribunal « va évoquer durant ces trois prochains jours une affaire particulièrement difficile. Il s'agit de faits d'homicide involontaire. Le tribunal sait que la famille et les proches de la victime mais aussi le prévenu attendent beaucoup de ce procès, et souhaitent des réponses à leurs questions à leur douleur incommensurable. »
La magistrate demande « de la dignité et de la sérénité » au cours des débats. « Aucune place ne sera laissée à la passion et aux débordements, sans quoi l'expulsion de la salle d'audience sera immédiate ».
-
09:15
Quel est le profil de Curtis, le pitbull suspecté d'avoir tué sa maîtresse ?
Les différentes expertises menées sur Curtis, le chien de Christophe Ellul et Elisa Pilarski, montrent que le chien a subi un dressage au mordant illégal en France, capable d’en faire un molosse incontrôlable, à la dangerosité certaine. Le tribunal pourrait ordonner son euthanasie.
-
09:05
L'audience s'ouvre au palais de justice de Soissons
La sonnerie vient de retentir, l'audience débute au palais de justice de Soissons.
La petite salle d'audience est bondée, partagée entre public et journalistes. Une salle de retransmission a également été installée pour permettre à plus de monde de suivre l’audience.
-
08:56
Le prévenu est arrivé dans la salle d'audience
Christophe Ellul, barbe courte et cheveux poivre et sel, est arrivé dans le prétoire, vêtu d'une veste et d'une chemise noires. Il y a autant de journalistes que de public (une vingtaine chacun) dans la petite salle d'audience du palais de justice de Soissons.
-
08:46
L'audience doit commencer à 9h
Une femme enceinte tuée par de graves morsures canines, un pitbull incriminé et un compagnon sur le banc des accusés : le procès de Christophe Ellul, jugé pour l'homicide involontaire d'Elisa Pilarski en 2019, doit s'ouvrir à 9h,ce mardi à Soissons (Aisne). Placé sous contrôle judiciaire depuis 2021, le quinquagénaire comparaîtra libre durant ce procès, prévu jusqu'à jeudi.
Notre reporter sur place vous racontera cette première journée d'au dience.
-
08:40
Bonjour et bienvenue dans ce direct consacré au premier jour du procès Pilarski.


4 month_ago
27



























.jpg)






French (CA)