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ÉCONOMIE. L’entreprise Airex Industries injecte 3 M$ dans son usine située sur la rue Kunz à Drummondville afin de l’agrandir et pour se procurer de nouveaux équipements. L’objectif pour la compagnie se spécialisant dans la fabrication de dépoussiéreurs industriels est d’investir dans ses installations québécoises tout en créant une trentaine d’emplois.
La directrice des ressources humaines chez Airex Industries, Marie-Michelle Cyr, indique que les travaux ont récemment débuté et doivent s’échelonner jusqu’en septembre 2026. À terme, l’agrandissement ajoutera de l’espace de travail afin d’embaucher 10 soudeurs supplémentaires.
«On va également pouvoir intégrer un tube laser pour gagner en efficience sur notre production ainsi qu’une cabine de sablage au jet et des ponts roulants dans une de nos baies. L’ajout des 10 soudeurs va également créer des emplois aux postes d’assemblages et pour le tube laser. On devra aussi recruter des ingénieurs chargés de projet pour répondre à la demande et des dessinateurs pour les mises en plans des soumissions. En tout, c’est une vingtaine d’emplois qui sera créée à Drummondville et une dizaine à Laval», explique Mme Cyr au bout du fil.
L’investissement est essentiel pour poursuivre la croissance de l’entreprise, développer de nouveaux marchés, réduire la dépendance à la sous-traitance et diminuer les délais de production, selon elle. «Tout cela va nous permettre d’acquérir des parts de marché et répondre à la demande de nos clients plus rapidement», insiste la directrice des ressources humaines.
Demeurer un fleuron québécois
L’agrandissement de l’usine de Drummondville est rendu possible également grâce à une subvention d’un million de dollars fournie par le gouvernement fédéral via Développement économique Canada (DEC) pour les régions du Québec.
L’entreprise se spécialisant dans la fabrication de dépoussiéreurs industriels a pignon sur la rue Kunz. (Photo : Ghyslain Bergeron)Airex Industries fait partie d’une liste de 19 entreprises de la Mauricie, de Lanaudière et du Centre-du-Québec appuyées financièrement par Ottawa dans le cadre de l’Initiative régionale de réponse tarifaire (IRRT).
La ministre de l’Industrie et ministre responsable de DEC, Mélanie Joly, a déclaré que ces investissements, totalisant 12 M$, vont soutenir les entreprises dans la diversification de leurs marchés afin de réduire les risques, de renforcer leur résilience économique et de consolider leur compétitivité pour les aider à faire face aux pressions tarifaires.
«Notre gouvernement met en place les mesures nécessaires pour répondre aux droits de douane qui touchent nos industries. Nous voulons leur donner les outils dont elles ont besoin pour rester compétitives, renforcer leurs chaînes d’approvisionnement et poursuivre leur croissance», a-t-elle fait valoir par voie de communiqué.
«Avec l’IRRT, nous investissons dans l’économie québécoise et aidons les PME à innover, à s’adapter et à repenser leurs chaînes d’approvisionnement afin de diversifier leurs marchés et de soutenir leur croissance», a ajouté Mme Joly.
Marie-Michelle Cyr mentionne que l’impact des tarifs douaniers américains a affecté Airex Industries de novembre 2024 à avril 2025. «Cela a été quand même majeur. On a dû revoir nos fournisseurs pour en trouver d’autres provenant du Québec ou de l’Ontario afin d’éviter d’avoir des surtaxes sur des produits qu’on achetait au préalable aux États-Unis», met-elle en évidence.
«On est chanceux parce qu’on s’en sort relativement bien. On doit rattraper un certain retard au niveau des commandes qui ont ralenti durant un bon six mois, tant sur le marché américain que canadien et québécois. On a pu rétablir nos relations avec nos clients américains», poursuit la directrice des ressources humaines.
Le chiffre d’affaires d’Airex Industries provenant d’ententes avec des clients américains est de 20 %, précise Mme Cyr. Elle reconnait que l’entreprise détient un réseau de distribution aux États-Unis fournissant certains de leurs produits, mais que leur production continuera de se faire au Québec.
«On se demandait si l’on devrait éventuellement avoir une usine aux États-Unis, mais on préfère maintenir notre production ici. Ça fait 50 ans qu’on est en affaires et on est fier d’être établi dans le parc industriel de Drummondville depuis de nombreuses années», conclut Marie-Michelle Cyr.


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