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Lundi, un procès portant sur l’entrave religieuse constitutionnelle a débuté en Cour suprême de la Colombie-Britannique. Le procès actuel est intenté au nom de Samantha O’Neill, une patiente vancouvéroise de l'Hôpital Saint-Paul qui a dû changer d’établissement médical pour recevoir l’aide médicale à mourir (AMM), car la procédure allait à l'encontre des convictions religieuses de l’hôpital. Le Dr Georges L’Espérance, neurochirurgien à Montréal et membre du Conseil consultatif des cliniciens de l'organisme Mourir dans la dignité Canada, explique les limites de l’entrave religieuse constitutionnelle.
Les individus peuvent avoir une objection de conscience contre l’AMM, les médecins, infirmières, etc., mais il n’y a aucune objection de conscience pour une institution. Si on regarde ça du point de vue du patient qui est mourant, de lui dire qu’on va lui donner tous les soins possibles, mais que s’il demande l’aide médicale à mourir, qui est totalement légale, on va lui refuser et le transférer, il y a quelque chose de complètement incongru là-dedans, surtout venant d’une institution hospitalière qui, au départ, devrait être là pour aider, partage le Dr Georges L’Espérance.


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