Des soldats mutins ont tenté de prendre d’assaut le palais présidentiel et l’aéroport de Niamey. Un nouveau coup dur pour les putschistes qui ne réussissent pas à venir à bout de l’insurrection djihadiste après avoir rompu avec la France pour se tourner vers la Russie.

L.C. - Aujourd'hui à 18:26 - Temps de lecture :

L’armée a repris le contrôle mais le régime militaire du Niger semble de plus en plus fragilisé après une tentative de putsch qui a échoué dans la nuit de vendredi à samedi. Des soldats mutins ont attaqué l’aéroport de Niamey et la base militaire voisine ainsi que le palais présidentiel.

C’est la troisième fois que l’aéroport est visé depuis le début de l’année. Il avait été pris pour cible en janvier et en juin 2026 par des rebelles djihadistes qui mènent la vie dure aux putschistes depuis le coup d’État de juillet 2023.

Les rues de Niamey, la capitale du Niger, étaient vides samedi matin après des tirs et des détonations près de plusieurs sites stratégiques, dont l’aéroport et le palais présidentiel.  Photo Sipa /AP Photo

Les rues de Niamey, la capitale du Niger, étaient vides samedi matin après des tirs et des détonations près de plusieurs sites stratégiques, dont l’aéroport et le palais présidentiel.  Photo Sipa /AP Photo

L’insécurité persiste

La junte dirigée par le général Abdourahamane Tiani, l’ancien chef de la garde présidentielle, a rompu avec la France et s’est rapprochée de la Russie qui a déployé plusieurs centaines de paramilitaires de l’Africa Corps en soutien au régime. En juin dernier, les soldats russes avaient aidé l’armée à repousser l’assaut lancé contre l’aéroport par l’État islamique au Sahel, cinq mois après une attaque similaire revendiquée par le Jnim, la branche sahélienne d’Al-Qaida, rival de Daech.

En 2023, les militaires avaient justifié leur putsch par l’incapacité du gouvernement à mettre fin à l’insurrection djihadiste et aux exactions contre les civils. Depuis, ils ont échoué dans leur promesse de rétablir la sécurité, un échec qu’ils partagent avec leurs alliés putschistes du Mali et du Burkina Faso. La mutinerie de ce week-end pourrait être liée au ras-le-bol de soldats originaires d’une région du Niger où l’armée subit de lourdes pertes dans la lutte contre les djihadistes.

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