Afrique(s)Chronique

Dans trop de pays du continent, le vote n’a pas vocation à donner un espace d’expression à la population, mais plutôt à remplir des cases formelles appréciées de la communauté internationale. Une vague de coups d’État civils qui offre un terreau fertile aux coups d’État militaires.

Ousmane Ndiaye

9 février 2026 à 15h02

9 février 2026 à 15h02

Côte d’Ivoire, Cameroun et Tanzanie en octobre, République centrafricaine et Guinée en décembre : tous ces scrutins ont été, peu ou prou, non inclusifs, impartiaux, tronqués, détournés. Dernier en date, l’Ouganda, où Yoweri Museveni, au pouvoir depuis quarante ans, s’est proclamé vainqueur d’une parodie d’élection pour la huitième fois, et a lancé ses escadrons de la mort aux trousses du principal opposant, Bobi Wine (en clandestinité), et de ses partisans.