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Par Jeanne Durieux
Le 2 avril 2026 à 18h46
Le collectif entend faire reconnaître le «héros de la laïcité» que représentait Samuel Paty, dont la panthéonisation serait également un message envoyé aux enseignants français, «souvent sous pression».
Passer la publicité Passer la publicité«Nous demandons que la Nation reconnaisse ce qu’il représentait». Un collectif d’une centaine de professeurs et d’universitaires a réclamé mardi 31 mars l’entrée au Panthéon du professeur d’histoire géographie Samuel Paty, assassiné le 16 octobre 2020 à Conflans-Sainte-Honorine pour avoir montré à ses collégiens des caricatures du prophète Mahomet pendant un cours sur la liberté d’expression.
«Chaque nom inscrit sous la coupole du Panthéon honore une femme ou un homme dont l’action a illustré les valeurs républicaines. Samuel Paty mérite d’y figurer», appuie le site accueillant la pétition. Le collectif, qui compte notamment dans ses fondateurs Gaëlle Paty, sœur de l’enseignant assassiné, honore un professeur qui «incarnait les idéaux des Lumières face à l’obscurantisme». Plus de 24.000 personnes avaient déjà signé la pétition ce jeudi soir.
Message aux enseignants
«Panthéoniser Samuel Paty, c’est bien davantage qu’un hommage à un homme», argue encore le collectif, pour qui l’entrée du professeur au sein de l’illustre monument, qui accueille déjà «ceux qui sont morts pour leurs idées et pour la République», permettrait d’affirmer «que la liberté pédagogique est intouchable et que toute atteinte à un enseignant engage l’État tout entier.» Un tel acte offrirait également «à la nation une figure rassembleuse et contemporaine, capable de parler à la jeunesse d’aujourd’hui et de demain».
L’entrée de Samuel Paty au Panthéon offrirait également un gage de soutien aux enseignants «qui se sentent seuls, qui sont souvent sous pression, qui peuvent perdre confiance en la République, ce qui évidemment a des effets sur les classes (...)», défendait également Joëlle Alazard présidente de l’association des professeurs d’histoire-géographie et membre du collectif au micro de France Info ce jeudi matin.
Le professeur avait été décapité par le terroriste russe d’origine tchétchène Abdoullah Anzorov à quelques rues de son collège le 16 octobre 2020, dix jours après avoir montré deux caricatures de Mahomet issues du journal satirique Charlie Hebdo lors d’un cours d’enseignement moral et civique sur la liberté d’expression.


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