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Deux jours après la publication de l’enquête de 237online.com sur l’affaire Steve de Baloum, les réactions institutionnelles commencent à tomber. Le 15 juin 2026, la Chambre Nationale des Experts Criminels du Cameroun a publié un communiqué officiel condamnant la mise à mort du jeune chaudronnier, brûlé vif dans la cour de la Chefferie Baloum à Penka Michel. Et le dossier prend une dimension judiciaire de plus en plus sérieuse.
Ce que dit le communiqué de la CNCCE
Signé à Yaoundé par Me Simon Pierre Andi, Secrétaire Général et expert criminel assermenté, le texte ne mâche pas ses mots. La Chambre « condamne avec la plus grande fermeté cet acte de violence inqualifiable qui ôte la vie à un fils du Cameroun ». Elle appelle les autorités administratives, traditionnelles et judiciaires à « faire toute la lumière sur les circonstances de ce drame » pour que les auteurs et complices soient « traduits devant la justice conformément aux lois de la République ».
C’est court. Mais le poids institutionnel de la CNCCE, placée sous tutelle du Ministère de la Justice, donne à cette prise de position un caractère qu’on ne peut pas ignorer.
Le communiqué rappelle aussi une évidence que beaucoup semblaient avoir oubliée : « La chefferie, lieu de tradition, de sagesse et de règlement pacifique des litiges, ne peut devenir le théâtre de tels drames. » Difficile de le formuler plus simplement.
Un dossier qui monte, une réponse qui tarde
C’est 237online.com qui, le 14 juin 2026, a été le premier média à documenter cette affaire en détail, dans un article signé Alain-Claude Ndom, disponible ici. On y apprenait que Steve, pieds ligotés, avait imploré qu’on contacte ses proches pour prouver son innocence. Personne ne l’avait écouté. Son corps a été retrouvé calciné, abandonné aux chiens errants.
Depuis, Sa Majesté Noussi Pokam Charly Constant n’a toujours rien dit publiquement. Pas un mot. Rien.
La CNCCE réagit. Des juristes évoquent une possible complicité par abstention. La famille attend. Et la gendarmerie de Penka Michel, on ne sait pas encore si elle a ouvert une enquête formelle ou si le dossier dort dans un tiroir.
Ce silence des institutions judiciaires locales commence à poser problème. Quand une chambre d’experts criminels rattachée au Ministère de la Justice prend la peine de publier un communiqué officiel, c’est que quelque chose coince en bas de la chaîne.
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Alain-Claude Ndom
Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.


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