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Les ossements découverts jeudi à Mailhoc (Tarn), sur une zone indiquée par Cédric Jubillar, sont bien ceux de Delphine Aussaguel, a confirmé dimanche une source proche de l’enquête à votre journal. Des incertitudes subsistent désormais sur la tenue du procès en appel de Cédric Jubillar, prévu en septembre.
La rédaction - Aujourd'hui à 21:22 | mis à jour aujourd'hui à 21:24 - Temps de lecture :
Fin du suspens. Les ossements retrouvés jeudi dans le Tarn sur les indications de Cédric Jubillar sont bien ceux de son épouse, Delphine Aussaguel, a annoncé dimanche une source proche de l’enquête au groupe EBRA (dont fait partie votre journal). Les causes exactes du décès de l’infirmière de 33 ans, disparue fin 2020, restent pour l’heure indéterminées.
Les ossements, qui appartiennent au bas du corps, avaient été retrouvés jeudi sur une exploitation agricole de Mailhoc, à une dizaine de kilomètres de la maison du couple Jubillar. Ils avaient ensuite été acheminés au laboratoire de l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) à Pontoise, en région parisienne, pour y être analysés.
Les recherches, menées dans un champ en lisière d’un bois, ont pris fin vendredi et « ne devraient pas reprendre », selon le colonel Jean-Michel Doose, commandant du groupement de gendarmerie du Tarn. Les autres parties du corps de la disparue, enfouie sous du compost agricole, ont probablement été éparpillées de manière accidentelle lors de travaux agricoles.
Six ans après sa disparition, le corps de Delphine Aussaguel a en partie été retrouvé. Photo d’archives AFP/Fred Scheiber
« Delphine pourra enfin avoir une sépulture »
« Delphine pourra enfin avoir une sépulture », a réagi auprès du groupe EBRA Me Laurent de Caunes, avocat des frères et de la sœur de Delphine Aussaguel, qui « espèrent qu’elle bénéficiera du respect et de la discrétion qui conviennent à la belle personne qu’elle était ». « Ils sont aussi attentifs aux suites que la justice réservera à cette avancée vers la vérité », a-t-il ajouté.
Sur BFMTV, Me Mourad Battick, avocat de l’oncle et la tante de Delphine Aussaguel a évoqué quant à lui une étape « extrêmement triste et douloureuse pour eux », après la confirmation que les ossements sont bien ceux de Delphine Aussaguel. « On espère surtout que ça ne change pas l’agenda, car cela veut dire que ça serait encore Cédric Jubillar qui dicterait l’agenda », a-t-il également ajouté, alors que le procès en appel du principal suspect est prévu en septembre.
Cédric Jubillar, condamné à 30 ans de réclusion criminelle en première instance, a finalement avoué le meurtre de son épouse le 6 juillet, dans un courrier transmis à ses avocats. Il avait jusqu’à présent toujours nié sa responsabilité dans la disparition de son épouse et mère de leurs deux enfants.
Extrait de sa prison mercredi à sa demande et conduit au palais de justice de Toulouse pour donner sa nouvelle version des faits, il a reconnu avoir commis un « acte abominable » et révélé le lieu où il avait dissimulé le corps. La Défense juge désormais « impossible » que le procès en appel puisse se tenir d’ici deux mois. « Il faut qu’il y ait une nouvelle expertise psychologique et psychiatrique, parce que tout ce qui a été fait était basé sur du néant. Évidemment, cela va prendre du temps », avait annoncé la semaine dernière Me Guy Debuisson, l’un des deux nouveaux avocats de Cédric Jubillar, au moment où celui-ci passait aux aveux.


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