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Le Centre de services scolaire des Chic-Chocs (CSSCC) et la Commission scolaire Eastern Shores (CSES) ont tenu à rectifier les faits en réponse à une lettre anonyme qui fait état d'inquiétudes liées à l'Attestation d’études professionnelles en construction navale, une nouvelle formation donnée à Gaspé.
L’auteur de la lettre anonyme dit parler au nom d’ un groupe d’étudiants soucieux de la qualité de leur métier. Radio-Canada n’a pas pu valider cette affirmation.
Le ou les personnes qui n’ont pas voulu s’identifier par crainte de représailles académiques, dénoncent entre autres le roulement du personnel enseignant, le manque d’accès aux laboratoires et le taux d’abandon qui s'élèveraient à 20 %, selon eux.
Pour elles, il y a là, un gaspillage de fonds publics.

Des travailleurs du chantier naval de Groupe Océan aux Méchins (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes
Toutefois, les institutions scolaires ont tenu à rectifier les faits.
Par communiqué, le Centre de services scolaire des Chic-Chocs (CSSCC) et la Commission scolaire Eastern Shores (CSES) précisent notamment que le projet pilote est une formation qui regroupe plusieurs spécialités, chacune étant enseignée par un formateur possédant une expertise spécifique. Les élèves sont donc appelés à travailler avec différents enseignants au cours de leur parcours, ce qui constitue une approche normale.
En ce qui concerne les ateliers et laboratoires, les organisations soutiennent que la formation est offerte en alternance travail-études et que certaines activités sont offertes en entreprise. Elles précisent qu’il ne s'agit donc pas d’un programme où un local est réservé en permanence à un seul groupe. L’organisation des horaires tient compte de l’utilisation optimale des installations, ce qui peut entraîner certaines variations.
Concernant les départs, elles soulignent que trois élèves ont quitté la formation par choix.
Le CSSCC et la CSES n’ont pas voulu commenter davantage. Pour eux, cette histoire a été prise au sérieux et est maintenant réglée.
La ministre de l’Éducation n’a pas voulu commenter. Nous avons tenté de joindre le syndicat des enseignants qui n'avait pas rappelé au moment d'écrire ces lignes.


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