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Par Le Figaro avec AFP
Le 12 mars 2026 à 04h37

«Après plus de deux décennies passées à construire et diriger ce restaurant, j’ai décidé de me retirer», a déclaré René Redzepi, qui s’apprêtait à ouvrir une résidence de son restaurant à Los Angeles.
Passer la publicité Passer la publicitéLe chef danois René Redzepi a annoncé jeudi sa démission du restaurant Noma, qu'il avait cofondé en 2003 et dont il avait fait l'une des tables les plus prestigieuses au monde, à la suite d'accusations de violences envers ses équipes.
«Après plus de deux décennies passées à construire et diriger ce restaurant, j'ai décidé de me retirer», a déclaré René Redzepi sur Instagram, alors qu'il devait ouvrir une résidence de son restaurant à Los Angeles.
«J'ai travaillé pour devenir un meilleur dirigeant et Noma a entrepris d'importantes actions pour transformer sa culture au fil des années. Je reconnais que ces changements ne réparent pas le passé», a ajouté le chef de 48 ans, disant «prendre la responsabilité de (ses) actions».
«Je suis profondément désolé»
Le New York Times a publié récemment une enquête, menée auprès de plus de 35 anciens employés ayant travaillé chez Noma entre 2009 et 2017. Lesquels ont raconté au quotidien avoir été humiliés devant le reste de la brigade, avoir reçu des coups de poing dans les côtes, avoir été frappés contre le mur... «Aller au travail, c’était comme partir en guerre», affirme ainsi une chef aujourd’hui installée à Londres.
René Redzepi, qui avait déjà reconnu en 2015, dans un essai, que son comportement était problématique, a publié samedi, un long post sur son compte Instagram en forme de mea culpa : «Bien que je ne reconnaisse pas tous les détails de ces récits, je vois suffisamment de reflets de mon comportement passé pour comprendre que mes actions ont nui à mes collaborateurs. À ceux qui ont souffert de mon leadership, de mes erreurs de jugement ou de ma colère, je suis profondément désolé et j’ai travaillé pour changer.»
Il expliquait aussi avoir été formé dans une culture du cri, de l’humiliation et de la peur qu’il voulait à tout prix éviter. Affirmant avoir suivi une thérapie et s’être éloigné du service quotidien, il assurait : «L’organisation que nous avons aujourd’hui est très différente de celle avec laquelle nous avons commencé.»


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