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Vendredi, le ministre d’extrême droite israélien Itamar Ben Gvir avait jugé « inacceptable pour Israël » cet accord, qui prévoit un retrait progressif des forces israéliennes du territoire palestinien.
Israël a fait part à Washington de ses « inquiétudes » concernant le plan annoncé par le président Donald Trump sur le désarmement du Hamas dans la bande de Gaza, qui prévoit un retrait progressif des forces israéliennes du territoire palestinien.
« Israël a transmis à ses homologues américains ses commentaires et inquiétudes sur le cadre proposé », a déclaré, lundi 3 août, à l’Agence France-Presse (AFP) Doron Spielman, le porte-parole du premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou. « La version rendue publique ne reflète pas la position d’Israël. » Il a affirmé que les renseignements israéliens avaient établi que le Hamas s’était réarmé et avait recruté de nouvelles personnes depuis le cessez-le-feu annoncé par Donald Trump en octobre 2025.
Doron Spielman a assuré que les agissements du Hamas montraient qu’il se préparait à de « nouveaux massacres du type du 7-Octobre », soulignant que le plan publié par le Conseil de paix de Donald Trump prévoyait que l’enclave palestinienne devienne « une zone démilitarisée, déradicalisée, exempte de terrorisme et ne représentant aucune menace pour ses voisins ». « Cette vision est en contradiction directe avec la réalité actuelle et avec les intentions affichées du Hamas. La première étape indispensable vers tout accord durable est la démilitarisation réelle, vérifiable et irréversible du Hamas », a-t-il dit.
« Toute mesure qui n’aboutirait pas à une démilitarisation complète laisserait au Hamas la capacité de menacer à nouveau Israël », a ajouté le porte-parole de Benyamin Nétanyahou.
« Ligne jaune »
Vendredi, le ministre d’extrême droite israélien Itamar Ben Gvir avait jugé « inacceptable pour Israël » cet accord. Il s’agissait de la première réaction officielle israélienne à l’accord annoncé par Donald Trump dans la nuit de jeudi à vendredi.
Cesser les combats contre le mouvement islamiste palestinien « revient à accepter que le Hamas prépare le prochain massacre », avait écrit sur Telegram, en référence au 7-Octobre, cet allié de Benyamin Nétanyahou, chargé de la sécurité intérieure, ajoutant qu’« Israël [devait] vaincre » dans l’enclave palestinienne.
« Israël en est très content [de l’accord sur le désarmement du Hamas]. Israël nous a aidés et s’est montré très coopératif à cet égard », avait, pour sa part, affirmé Donald Trump.
Le Hamas a confirmé, vendredi, la conclusion d’un accord concernant son désarmement à Gaza, un des points-clés de la deuxième phase du plan de paix mis en œuvre par les Etats-Unis afin de mettre fin à la guerre entre le mouvement islamiste et l’Etat hébreu.
Plus de neuf mois après l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu, des responsables du Hamas ont confirmé à l’AFP qu’un accord avait été trouvé « concernant la question des armes » du Hamas et « un retrait progressif » des forces israéliennes, qui contrôlent plus de 60 % de Gaza. Une source politique israélienne avait cependant déclaré jeudi qu’il n’y aurait « aucun retrait israélien de la “ligne jaune” (…) tant que le Hamas n’aurait pas été totalement désarmé » et que Gaza n’aurait pas été « entièrement démilitarisée ».
La « ligne jaune » est le nom donné par Israël à la ligne de démarcation entre la zone sous contrôle du Hamas et celle que tient l’armée israélienne dans le territoire palestinien.
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Le Monde avec AFP


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