Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Abolir l’école à trois vitesses pas seulement pour les garçons

3 month_ago 31

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

En tant que professeur, je souhaite la réussite scolaire de tout le monde. En tant que progressiste, je souhaite aussi l’abolition de l’école à « trois vitesses » : public régulier, public d’élite et privé. Je vous encourage donc à signer la pétition d’École ensemble, qui défend une si noble cause. Je suis aussi heureux que le député solidaire Gabriel Nadeau-Dubois embrasse cette cause, mais je reste perplexe après la lecture de son rapport Ceux qu’on échappe. L’impact de l’école à trois vitesses sur la réussite des garçons, qui (comme l’indique le sous-titre) se préoccupe avant tout des garçons.

C’est bien vrai qu’ils ont — en moyenne — plus de difficultés scolaires que les filles, décrochent en plus grand nombre et sont moins nombreux aux études supérieures… C’est le même constat depuis au moins un siècle dans des dizaines de pays. Déjà dans les années 1980, la grande spécialiste des masculinités, la sociologue australienne Raewyn Connell, a déconstruit la « rhétorique des garçons-victimes », qu’adoptent trop souvent au Québec les ministres masculinistes responsables de l’Éducation, appuyant des projets tels que des batailles organisées entre garçons à la récréation et le jeu du « roi de la montagne », convaincus que les garçons vont adorer l’école si on les laisse s’y bagarrer…

En 2003, la professeure Pierrette Bouchard et son équipe avaient d’ailleurs démontré, dans leur rapport La réussite scolaire comparée selon le sexe, qu’il s’agissait de l’axe de discours victimaire le plus important des masculinistes au Québec, ainsi qu’en Australie, aux États-Unis et en France.

Heureusement, Gabriel Nadeau-Dubois n’emprunte pas cette voie viriliste. Il s’intéresse tout de même à trois facteurs au sujet des garçons, soit leur développement cognitif, les stéréotypes de genre et leur sensibilité à l’environnement scolaire, pour expliquer en quoi l’école à trois vitesses leur nuit, surtout à ceux qui se retrouvent, en plus grand nombre, dans les programmes réguliers du public… Ce n’est pas faux, mais c’est un peu court.

Gabriel Nadeau-Dubois rappelle pourtant, en avant-propos, que les hommes sont en moyenne avantagés par rapport aux femmes sur le marché de l’emploi, en matière de salaire et de promotion dans les postes de direction. Or, il ne reparle plus de cet avantage pour les hommes dans les 70 autres pages du rapport. Pourquoi ? J’ai d’ailleurs toujours été troublé que toutes ces personnes qui s’inquiètent tant pour les garçons à l’école ne se réjouissent pas de ce qui les attend après, sur le marché de l’emploi. En réalité, plusieurs garçons ne décrochent pas tant de l’école qu’ils décrochent un emploi. Et les voilà en moyenne moins diplômés, mais aussi et surtout en moyenne plus riches que les femmes, plus diplômées, mais plus pauvres.

Gabriel Nadeau-Dubois s’inquiète surtout des jeunes des milieux dits « populaires », mais sans s’arrêter sur les « régions » (ni sur les populations racisées et autochtones…). À Rouyn-Noranda, par exemple, il n’y a pas d’école privée. À quoi bon ? Les gars savent que des emplois les attendent à la mine, durs, certes, mais bien payés et demandant peu d’études. Ils n’ont qu’à suivre les traces de leur père, sans perdre de temps à l’école, et empocher des salaires moyens parmi les plus élevés du Québec. Les femmes, elles, s’y contentent d’un salaire plus bas, même si elles sont plus nombreuses à détenir un diplôme universitaire…

La situation est encore plus marquée sur la Côte-Nord, là où l’écart moyen est le plus grand entre les salaires à temps plein des hommes et des femmes, à l’avantage des premiers. Les femmes, plus pauvres, y sont pourtant plus diplômées que « leurs » hommes. Il n’y a d’ailleurs qu’une école privée sur la Côte-Nord, à Sept-Îles, n’accueillant que 240 élèves. Là aussi, les garçons se contentent bien du public, suffisant pour décrocher des emplois durs, mais plutôt bien payés.

Dernier exemple spectaculaire, la ville de Fermont, loin dans le Nord. L’écart moyen de salaire annuel à temps plein y est de 90 000 $ à l’avantage des hommes. Imaginez si, en plus, ils y étaient plus diplômés que les femmes ! Ce cas exceptionnel s’explique par une dynamique plus générale qui touche plusieurs régions du Québec, y compris les milieux dits « populaires » : les hommes monopolisent ou presque des emplois assez bien payés dans les secteurs de l’industrie, des mines, du camionnage, sans s’être trop forcés à l’école, alors que les femmes se retrouvent plus souvent avec des salaires plus bas dans les services, dont la santé et — bien sûr — les écoles…

Alors oui, préoccupons-nous de la vie des garçons à l’école, c’est louable et tout le monde y mérite sa chance. Mais ne faut-il pas aussi se demander ce qu’il leur arrive après l’école et, surtout, si l’on est solidaire, pourquoi les filles — elles — toucheront de moins bons salaires, malgré plus de temps, d’énergie et d’efforts investis à l’école ? Cela dit, je suis tout à fait d’accord pour qu’on abolisse le système profondément inégalitaire de l’école à « trois vitesses », en soi injuste, qu’on cesse de financer avec des fonds publics l’école privée et religieuse et qu’on offre — enfin ! — l’éducation gratuite, à tous les niveaux.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway