C’est l’un des charmes du football: peu importent les talents, les enjeux, les attentes, une rencontre au sommet peut être extraordinaire ou décevante. Celle, mercredi soir à l’Etihad Stadium, entre Manchester City et le PSG (2-4), a été exceptionnelle. Celle, jeudi matin 11h à Zurich, au siège de la FIFA, n’aura accouché que d’une montagne de regrets et de quelques sourires crispés. Le Conseil de l’instance suprême du football mondial y retrouvait Gianni Infantino pour la première fois depuis le scandale déclenché cet été par la révélation d’un projet secret de cession d’une partie des droits commerciaux de la Coupe du monde à des capitaux privés, dont des proches du clan Trump, via une société baptisée FIFA Forward Enterprise (FFE).
Sur la défensive, le président de la FIFA est parvenu à gagner du temps durant les trois heures trente de réunion. Devant son exécutif, Gianni Infantino a présenté des excuses, mais pas les pièces ni les explications que ses opposants lui réclament. Alors que trois confédérations sur six font pression pour obtenir son départ – l’Europe (UEFA) et l’Amérique du Nord et centrale (Concacaf) avec insistance, l’Asie (AFC) plus mollement –, l’Italo-Valaisan joue la montre en vue de l’élection qui aura lieu mi-mars 2027 à Rabat au Maroc. Ce rendez-vous manqué aura prouvé si besoin était que le président sortant, qui n’a aucune envie de sortir, sera difficile à déloger.


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