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L’armée libanaise s’est déployée dans ce village situé au nord du fleuve Litani, adjacent à un secteur occupé par Israël. Il constitue l’une des premières « zones pilotes » définies par un accord parrainé par Washington. Selon ses termes, le Hezbollah doit y être désarmé et ne plus jouer aucun rôle sécuritaire.

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Un habitant de Zaoutar El-Gharbiyé (Liban) sur les lieux de ce qu’il reste de sa maison, le 28 juillet 2026. Un habitant de Zaoutar El-Gharbiyé (Liban) sur les lieux de ce qu’il reste de sa maison, le 28 juillet 2026.

Le village de Zaoutar El-Gharbiyé, dans le sud du Liban, n’est plus que l’ombre de lui-même. L’unique route d’entrée aujourd’hui accessible, gardée par un barrage de l’armée libanaise, est longée de maisons réduites à l’état de gravats. Sur la place centrale, meurtrie par les destructions, des habitants se saluent, près d’un vendeur ambulant de café. « Zaoutar me manque », dit Habib Ezzeddine, un agriculteur : le sexagénaire, venu chercher quelques affaires, reste déplacé dans la région de Beyrouth. Comme la plupart des habitants, il a quitté sa maison le 2 mars, lorsque la guerre a repris entre Israël et le Hezbollah, avant qu’un cessez-le-feu n’intervienne, le 20 juin.

Sur la place grise de poussière, un blindé et des Jeep de l’armée libanaise sont postés. Des soldats déblaient des débris avec des bulldozers. Les militaires ont fait leur entrée le 21 juillet, après que Zaoutar El-Gharbiyé, situé au nord du fleuve Litani, a été érigé comme « zone pilote ». Ce terme désigne, dans l’accord-cadre signé le 26 juin par le Liban, Israël et les Etats-Unis, un périmètre dont les troupes israéliennes, qui occupent une portion du Sud équivalant à 6 % du territoire libanais, doivent se retirer, avant que l’armée du pays y pénètre et se charge de désarmer le Hezbollah. Le gouvernement libanais s’est engagé à confisquer l’arsenal du mouvement armé chiite pro-iranien. Le mécanisme, s’il fonctionne, doit se reproduire étape par étape, au lieu d’un retrait israélien global. Aucun calendrier n’a été fixé pour mener à bien le processus, qui s’annonce laborieux.

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