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En 2023, la Colombie-Britannique décriminalisait la possession de certaines drogues dures, en petite quantité. Trois ans plus tard, sous la pression politique et à cause d’une consommation plus visible dans l’espace public, la province a renoncé à l’opération.

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Des toxicomanes à Vancouver, en Colombie-Britannique, au  Canada, le 19 septembre 2025. Des toxicomanes à Vancouver, en Colombie-Britannique, au Canada, le 19 septembre 2025.

Le centre-ville de Vancouver commence à bouillonner avec les premiers beaux jours : les locaux courent en short fluo sur le front de mer, et dans le chic quartier de Gastown, les touristes se pressent pour aller admirer la célèbre horloge à vapeur. Mais tout près, dans la rue East Hastings, les corps semblent au ralenti. Certains restent figés, d’autres oscillent doucement. Au sol, un homme aux cheveux épars, à moitié dissimulé derrière un parapluie, laisse s’échapper un filet de fumée blanche. Une femme se pique en face d’une épicerie. Le quartier Downtown Eastside est devenu le symbole d’une crise des opioïdes qui semble insoluble au Canada.

Pour y répondre, la Colombie-Britannique a tenté pendant trois ans une expérience aussi ambitieuse que controversée, qui a pris fin le 31 janvier : décriminaliser la possession de certaines drogues dures – opioïdes, cocaïne, méthamphétamine et MDMA – afin d’orienter les usagers vers les services de santé plutôt que de les sanctionner, et de permettre aux policiers de concentrer leurs efforts sur les trafiquants. Lancé en 2023 grâce à une exemption fédérale, le dispositif autorisait la possession de petites quantités (jusqu’à 2,5 grammes cumulés) sans poursuites.

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