NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Selon le Service de police du Grand Sudbury, les appels pour des vols et des méfaits ont augmenté de 44 % depuis le début de l'année, comparativement à la même période en 2025. Face à la recrudescence de la violence, du vandalisme et de la consommation de drogues en plein jour, des résidents et des propriétaires immobiliers du centre-ville réclament des mesures pour améliorer la sécurité.
Pour Anita Nope, résidente du Grand Sudbury, il n’est pas toujours évident de se sentir en sécurité dans le centre-ville. Mme Nope dit être inquiète de l’imprévisibilité des personnes sans-abris et de celles aux prises avec une dépendance, omniprésentes dans le secteur.

Anita Nope admet avoir peur lorsqu'elle se promène dans le centre-ville.
Photo : Radio-Canada / Mira Sawires
On ne sait pas si un jour, ils peuvent être violents […] donc oui, on a vraiment peur, pas seulement pour les enfants, mais pour nous aussi, affirme cette mère de famille.
Quand je marche, je suis tout le temps en train de me retourner pour voir [si on va m’attaquer].
Henriette Hayes, autre résidente du Grand Sudbury, raconte avoir déjà été la cible d'insultes et d'intimidation dans les rues du centre-ville. Dans les rues, je me suis déjà fait crier dessus, [j'ai senti qu'ils] aimeraient me frapper, raconte-t-elle.

Henriette Hayes reconnaît que la sécurité dans les centres-villes est un défi auxquelles plusieurs autres villes font face.
Photo : Radio-Canada / Mira Sawires
Les commerçants aussi touchés
Ce sentiment d’insécurité soulève également des craintes pour les commerçants et autres entrepreneurs du centre-ville.
Marianne Gravel, qui travaille dans un magasin Dollarama dans le centre commercial Elm Place, au centre-ville, note que son lieu de travail est fréquemment victime de vols à l’étalage. C'est [presque] chaque jour, je viens juste d’en [attraper] un tout à l’heure, affirme-t-elle. Mme Gravel précise devoir parfois remplir jusqu’à 10 rapports d’incidents par jour pour déclarer des vols.

Les propriétaires de bâtiments dans le centre-ville du Grand Sudbury peinent souvent à louer leurs locaux vacants en raison de l'insécurité publique.
Photo : Radio-Canada / Orphée Moussongo
Dollarama n’est pas le seul magasin du centre à subir ce type d’incidents.
Dans une lettre adressée au conseil municipal il y a quelques jours, Vista Hospitality, le groupe immobilier responsable du centre Elm Place, détaille une série d’événements troublants survenus récemment. La lettre énumère notamment l’arrestation d’un individu armé, des actes de vandalisme visant la nouvelle clinique WELL Health, et l’agression physique d’un employé d’entretien, qui s’est soldée par un nez cassé.
Aucun employé ne devrait avoir à craindre pour sa sécurité personnelle simplement parce qu’il vient travailler au centre-ville de Sudbury, lance Samer Ghazi, vice-président chargé de la gestion d’actifs pour Vista Hospitality.

Depuis 2024, de nombreuses entreprises dans le centre-ville installent des cages à l'avant de leurs bâtiments pour protéger leurs biens. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Ezra Belotte-Cousineau
Selon M. Ghazi, cette insécurité entraîne aussi des conséquences économiques importantes : les entreprises doivent investir davantage en sécurité privée et en réparations, tandis que les locaux vacants se multiplient dans le centre commercial.
Comment les entreprises peuvent-elles encourager les gens à travailler, magasiner, visiter ou investir au centre-ville lorsqu’ils craignent de plus en plus pour leur sécurité?
Dans sa lettre, Vista Hospitality réclame une visibilité policière accrue, de meilleures patrouilles à pied et un soutien renforcé pour les personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale et de toxicomanie.
Des enjeux qui dépassent la sécurité
Dans un communiqué, le service de police du Grand Sudbury affirme avoir mené 1 942 patrouilles ciblées à pied et à vélo dans le centre-ville depuis le début de l’année, une hausse de 106 % par rapport à la même période en 2025.
Ces patrouilles proactives offrent l’occasion d’échanger avec les résidents et les commerçants, de répondre aux préoccupations de la communauté, de repérer les activités criminelles et de diriger les personnes vulnérables vers les ressources de soutien disponibles, peut-on lire dans le communiqué.
Malgré ces efforts, le service de police note que, depuis le début de l’année, les appels pour vols et méfaits dans le secteur ont augmenté de 44 % par rapport à la même période l’an dernier. La majorité de ces appels étaient liés au vol à l’étalage, selon le communiqué.

Le maire du Grand Sudbury, Paul Lefebvre, comprend la frustration des entrepreneurs du centre-ville. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Désiré Kafunda
C’est clair que c’est très frustrant, reconnaît Paul Lefebvre, maire du Grand Sudbury.
D’après lui, cette situation est largement liée aux problèmes de santé mentale et de toxicomanie, et relever ces défis nécessitera une coordination accrue.
À moins qu’on mette les ressources en place et qu’on travaille ensemble — le fédéral, le provincial, le municipal, les trois paliers gouvernementaux — ça va continuer. Il faut travailler ensemble pour arrêter ça, conclut-il.
Avec les informations d'Espérance Fatuma et de Mira Sawires


1 day_ago
16



























.jpg)






French (CA)