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Par Eléonore Hughes, envoyée spéciale à Salvador de Bahia
Publié le 23/08/2026 à 20h04
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REPORTAGE - Dans ce fief du Parti des travailleurs, la situation sécuritaire pourrait favoriser la droite lors du scrutin d’octobre prochain.
Un groupe d’hommes habillés en pantalons treillis, gilets tactiques et bottes noires avancent lentement dans une ruelle d’une favela au nord de Salvador de Bahia. Armes factices levées, ils s’apprêtent à arrêter le chef d’une faction, qui vient de récupérer un paquet contenant de la drogue chez un trafiquant allié. Seul indice qu’il s’agit d’une mise en scène : Alan Amorim, 34 ans, tongs au pied et chapeau de brousse sur la tête, se faufile entre les acteurs amateurs avec son téléphone portable pour filmer. Plus tard, il montera le tout avant de diffuser sur YouTube le dernier épisode de sa websérie Marche lente, dont l’objectif est de décourager les jeunes Brésiliens de se mêler au monde du crime, qui ne propose que deux issues, assure-t-il : la prison ou la mort.
Alan en sait quelque chose : comme d’autres participants au projet, il s’est laissé attirer par la promesse d’argent facile dans sa jeunesse. « Presque tous les jeunes de Bahia ont eu l’opportunité de tomber dans…


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