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Que ce soit à la télévision, sur les réseaux sociaux ou encore par le courrier postal, des électeurs rencontrés à Rouyn-Noranda multiplient les moyens de communication pour suivre la campagne électorale des différents partis en vue du scrutin du 5 octobre.
Robert Noël, rencontré le lundi de la fête du Travail, s’informe sur la campagne en cours principalement par la télévision. Il croit y recevoir suffisamment d’informations pour prendre une décision éclairée le jour du vote. Il y a deux, trois heures par jour où ils nous parlent de ça, alors il n’y a pas de problème, ils nous tiennent informés bien comme il faut, dit-il.

Le citoyen Robert Noël rencontré à Rouyn-Noranda.
Photo : Radio-Canada / Annabel Ouellet
Il souligne, néanmoins, qu'il commence à ressentir une fatigue informationnelle. Oui, y en a trop. Je le sais, mais c’est pour informer les gens, puis ils ont le droit d’être informés, a-t-il dit.
Mira Lawanson, au Québec depuis 30 ans, est propriétaire de la boutique Nourriture et style d'Afrique en plein centre-ville. Elle s'informe principalement sur les réseaux sociaux et affirme comprendre que certaines personnes qui suivent de près les élections puissent se sentir submergées.
Mais je crois que c’est important qu’ils conservent les nouvelles informations pour les nouveaux immigrants, pour les nouveaux citoyens, pour qu’ils soient au courant et qu’ils prennent une décision éclairée s’ils veulent rester ici ou si c’est trop d’adaptation et qu’ils veulent retourner, explique-t-elle.
Mickaël Beauchamps-Gilbert s’informe davantage à la télévision et à la radio. Puis aussi, avoir les opinions des autres gens, aussi pour [me] faire une opinion globale un peu des élections, mentionne-t-il.
Il dit qu’il est encore indécis en vue du vote du 5 octobre. Il espère surtout que la personne élue sera à l’écoute des électeurs et prendra des décisions en pensant à l’ensemble de la population et pas seulement à son parti.
De son côté, Simon Rodrigue affirme que les lettres qu’il reçoit par la poste sont sa principale source d’information. Il ne croit pas qu’il est difficile de suivre l’évolution de la campagne électorale puisque les médias en parlent constamment, mais il juge cette couverture insuffisante pour faire un choix éclairé le jour du scrutin.
Les candidats sont quasiment tous pareils, donc on vote pour le meilleur, assène-t-il.
Plusieurs autres personnes rencontrées par Radio-Canada affirment hors micro qu’elles ne sont pas encore informées sur les différents partis politiques et sont toujours indécises quant à leur choix le jour du vote.


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