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Sport 27/05/2026 18:28 Actualisé le 27/05/2026 22:40
Le thermomètre dépasse les 30 degrés à Paris cette semaine, une météo qui impacte la façon dont les balles rebondissent sur la terre abattue, forçant les sportifs à s’adapter.
La terre battue brûle comme rarement. La vague de chaleur qui frappe l’Hexagone depuis plusieurs jours n’épargne pas Paris – qui sera en vigilance orange « canicule » le jeudi 28 mai – et le tournoi de Roland-Garros. Ces conditions météo inhabituelles pour une compétition en mai impactent la forme physique des joueurs… mais pas que.
La chaleur bouleverse le jeu des participants en modifiant les réactions des balles sur la terre battue. « Quand il fait chaud », le sol « se durcit et le rebond s’accentue », expliquait Bruno Renoult, fondateur de l’Association pour le développement de la terre battue (ADTB), dans un entretien sur le site de Roland-Garros publié en 2019 et cité par franceinfo.
La matière rouge iconique du sol du court Philippe-Chatrier a-t-elle un lien avec cette réaction ? Non, assurait Bruno Renoult selon qui, « contrairement à ce que l’on croit parfois », la « brique pilée […] n’est là que pour la couleur » et n’est pas « impactée par la météo ». « C’est la couche d’en dessous, le craon, qui [en] subit l’impact » et se « durcit », décrivait le fondateur de l’ADTB.
Ce dernier soulignait qu’en plus du durcissement de la terre battue, l’« effet de pressurisation » tend à porter la balle encore plus « vers le haut ». « On le sait, l’air chaud monte », résumait l’expert.
« Les balles rebondissent très haut, elles vont très vite »
Les joueurs s’adaptent évidemment à ces conditions météo particulières, avec plus ou moins d’aisance. « Les balles rebondissent très haut, elles vont très vite », a confirmé la numéro 1 mondiale Aryna Sabalenka, qui estime que « cela peut être à [son] avantage », compte tenu de son « jeu assez agressif ». Même enthousiasme pour l’ex n °3 mondial, Stefanos Tsitsipas : « Je crois que cela m’aide à avoir une balle […] plus dynamique ».
« C’est très différent », a commenté, pour sa part, la spécialiste de la terre battue Iga Swiatek. « Quand on est arrivés ici, il faisait 16 degrés, la balle était très lourde, a expliqué la quadruple lauréate de Roland-Garros, on pouvait y mettre toute sa puissance, tout son corps, et on avait l’impression qu’on contrôlait quand même. » Désormais, « il faut beaucoup plus de toucher » et « ne pas frapper trop fort », estime la sportive polonaise. Quant au Français Valentin Vacherot, il profite d’une balle « qui gicle énormément ». Même constat pour Quentin Halys, selon qui ces conditions favorisent « les joueurs qui ont des gros coups droit liftés, tellement ça gicle. »
Qu’ils apprécient ou non ces conditions de jeu perturbées, les joueurs vont devoir composer avec encore plusieurs jours. Météo-France annonce 32 °C jeudi à Paris, avec une vigilance orange « canicule » et même 34 °C pour la journée de vendredi. Le mercure ne devrait commencer à redescendre que samedi (30 °C) pour atteindre les 26 °C le dimanche. De quoi faire espérer une dernière semaine de compétition un peu plus normale sur les courts.


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