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Le commerce en ligne est plus que jamais ancré dans les habitudes de consommation des Québécois… mais ces derniers sont moins nombreux à avoir augmenté leurs dépenses. C’est ce que révèlent les résultats de l’enquête NETendances 2025 publiés jeudi.
La proportion des Québécois sondés ayant fait au moins un achat en ligne a atteint un sommet en 2025, à 82 %. Il s’agit d’une augmentation de 8 points de pourcentage par rapport à 2024. Auprès des 24-44 ans, cette proportion grimpe à 94 %.
Toutefois, de moins en moins de consommateurs affirment avoir augmenté leurs achats en ligne par rapport à l’année précédente. Alors qu’ils représentaient 47 % des répondants en 2024, cette proportion a baissé à 37 % en 2025. Sur la même période, la part des consommateurs qui disent avoir diminué leurs dépenses est passée de 7 % à 14 %. Près de la moitié des personnes sondées affirment quant à elles avoir gardé des habitudes de consommation stables entre 2024 et 2025.
Les Québécois de 18 à 35 ans demeurent les plus enclins à augmenter leurs achats sur le Web : 49 % d’entre eux disent avoir davantage dépensé en ligne en 2025 qu’en 2024.
Prime boudé, mais Amazon reste populaire
Amazon reste l’option numéro un, et de loin : 83 % des répondants ont effectué au moins un achat auprès du géant américain. Toutefois, la part des consommateurs abonnés à Amazon Prime a connu un recul important. Alors qu’elle représentait 52 % des répondants en 2024, elle a baissé à 43 % en 2025.
En cause : une fatigue face aux abonnements numériques, un boycottage des vendeurs américains en contexte de guerre commerciale, ainsi qu’une prudence des consommateurs face à un coût de la vie à la hausse, mentionne l’étude.
Shein et Temu prennent aussi leur place dans les habitudes des Québécois : plus du tiers des répondants ont effectué au moins un achat sur l’une de ces deux plateformes chinoises.
La part des dépenses en ligne effectuées sur Amazon est passée de 64 % à 54 % entre 2024 et 2025. Et ce, au profit de marchands canadiens et québécois, selon l’enquête. Leur proportion a respectivement augmenté de six points et de trois points de pourcentage, atteignant 17 % et 14 %. La part de consommateurs n’ayant fait aucun achat auprès d’une enseigne québécoise a par ailleurs reculé de huit points de pourcentage depuis 2024, pour atteindre 45 %.
Qu’est-ce qui freine les Québécois lorsque vient le temps d’acheter local en ligne ? Des prix plus élevés et des frais plus importants font hésiter près de la moitié des consommateurs sondés. La variété des produits offerts entre aussi en jeu auprès de certains d’entre eux.
Pour dresser ce portrait, 992 internautes québécois de plus de 18 ans ont été sondés durant le mois de janvier dernier. L’enquête a été réalisée par l’Académie de la transformation numérique de l’Université Laval, qui se penche sur l’impact du virage numérique sur nos sociétés.


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