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À peine la moitié des dentistes flamands respectent les tarifs officiels, contre 70 % en Wallonie

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Les dentistes, et plus encore les orthodontistes, font preuve d'un engouement – disons – modéré pour le conventionnement, c'est-à-dire pour le respect des tarifs officiels fixés par convention.

L'Inami (Institut d'assurance maladie-invalidité) indiquait le 12 mars que 60,48 % des praticiens de l'art dentaire avaient adhéré à l'accord dento-mutualiste 2026-2027. À titre de comparaison, on oscille entre 80 et 90 % chez les médecins, logopèdes et sages-femmes. Ces prestataires conventionnés respecteront les tarifs officiels, tandis que les autres factureront des suppléments d'honoraires – non remboursés et pas toujours transparents – à leurs patients.

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Ce que ce taux national de conventionnement ne dit cependant pas, c'est le détail par région et par profession de l'art dentaire. Ces informations ont été présentées jeudi par l'Inami aux prestataires et aux mutualités. Elles font apparaître des divergences importantes.

Si 72,2 % des praticiens de l'art dentaire sont conventionnés en Wallonie, ils sont 67,52 % à Bruxelles, et à peine la moitié en Flandre (51,71 %). La province d'Anvers est la plus mal lotie avec 41,64 % des prestataires ayant adhéré aux tarifs officiels. De l'autre côté de l'échelle, on trouve la province de Liège avec un taux de 81,57 %.

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Les orthodontistes progressent

En ce qui concerne les différences entre professions, retenons le taux de conventionnement de 62,36 % chez les dentistes à proprement parler ; de 60,85 % chez les stomatologues ; et de 42,86 % chez les orthodontistes.

Il est à noter que ces taux sont en augmentation dans toutes les professions et dans presque toutes les sous-régions du pays. La progression est cependant limitée, de quelques points de pourcentage tout au plus. À une exception près : les orthodontistes, dont le taux de conventionnement est passé de 21,95 % en 2024-2025 à 42,86 % pour 2026-2027, soit un doublement (et on vient de moins de… 10 % en 2023).

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Nous, on veut que les soins en dentisterie soient accessibles pour tout le monde, et, pour cela, il faut réduire la facture. Ce n'est pas le cas ici.

La hausse du conventionnement, cependant, s'explique principalement par une augmentation du conventionnement partiel. Le conventionnement partiel permet à un praticien de respecter les tarifs officiels certains jours ou à certains moments de la journée, mais pas à d'autres. Ce mécanisme a été rendu plus attractif dans le nouvel accord "dento-mut" puisque le conventionnement partiel est passé de 32 à 20 heures par semaine.

Introduction des tarifs maximaux

En outre, l'accord "dento-mut" introduit des "tarifs maximaux" autorisant des praticiens conventionnés de dépasser les tarifs officiels "pour certaines prestations manifestement sous-valorisées, notamment en orthodontie", justifie l'Inami.

L'accord prévoit aussi des mesures améliorant l'accessibilité financière des soins dentaires pour les patients, telles que la suppression de la "règle de continuité" qui diminuait le remboursement du détartrage si aucun soin dentaire n'avait été effectué l'année précédente.

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Solidaris est la seule mutuelle à ne pas avoir soutenu l'accord dento-mut 2026-2027. "L'accord confond l'accès aux soins avec la sécurité tarifaire", justifie Brieuc Wathelet, le coordinateur politique de la mutualité socialiste. Si davantage de praticiens se conventionnent et respectent les tarifs officiels, "les gens sauront ce qu'ils paient (c'est ce qu'on appelle la sécurité tarifaire, NdlR), c'est important. Mais cela n'empêche pas la hausse des prix", déplore-t-il. "Nous, on veut que les soins en dentisterie soient accessibles pour tout le monde, et, pour cela, il faut réduire la facture. Ce n'est pas le cas ici. Il y avait pourtant une alternative : que les actes soient revalorisés avec de l'argent public et pas en allant le chercher dans la poche des patients."

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