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France Inter révèle que l’agent avait fait l’objet de signalements pour des « cris et des violences psychologiques » sur des enfants dans une autre école parisienne.

ARNAUD PAILLARD / Hans Lucas via AFP
France Inter révèle ce mardi 10 mars qu’un animateur, travaillant à l’école maternelle Volontaires dans le 15e arrondissement parisien, est visé par trois plaintes pour viol sur mineur. (Photo d’illustration d’une salle de classe.)
Le périscolaire parisien traverse une crise sans précédent avec des signalements de violences sexuelles qui se multiplient. France Inter révèle ce mardi 10 mars qu’un animateur, travaillant à l’école maternelle Volontaires dans le 15e arrondissement, est visé par trois plaintes pour viol sur mineur déposées en février.
L’homme incriminé avait fait l’objet de signalements antérieurs, pour des cris et des violences psychologiques sur des enfants, depuis septembre. Il avait déjà été exfiltré d’une école du 7e arrondissement.
Au moins neuf agents du périscolaire avaient été suspendus en janvier et février pour suspicions de violences physiques et sexuelles commises dans une école du 7e arrondissement, après la diffusion d’une enquête de Cash investigation sur France 2 filmant en caméra cachée le comportement de certains agents.
Enquête ouverte
L’une des mamans qui a déposé plainte a témoigné auprès de France Inter. Cette plaignante raconte que son fils scolarisé dans le 15e arrondissement s’est mis à pleurer et a dit « ça fait mal aux fesses », quand elle l’a interrogé sur cet animateur. Elle affirme aussi avoir questionné des responsables du périscolaire de l’école pour savoir comment l’animateur avait pu continuer à exercer. Selon ses dires, « ils lui laissaient sa chance, parce que les faits n’étaient que des cris. »
« Comment est-ce possible qu’un animateur, déjà mis en cause pour maltraitances dans une école du 7e arrondissement de Paris, ait pu être exfiltré et muté en catimini après un simple recadrage, à l’insu des parents des deux écoles ? », dénonce de son côté son avocat, Louis Cailliez.
La mairie de Paris a réagi auprès de nos confrères de France Inter, assurant que l’animateur n’avait « à ce stade fait l’objet d’aucune accusation de violences sexuelle » lors de sa mutation dans une nouvelle école. L’Inspection générale de la Ville a ouvert une enquête.


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