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XR Paris a fait passer un message en occupant la passerelle Simone-de-Beauvoir entre les 12ᵉ et 13ᵉ arrondissements. Les forces de l’ordre ont vite délogé les militants.
Par Albane Guichard avec AFP
Une « assemblée citoyenne et écologique » qui n’aura pas duré longtemps. Des militants du groupe écologiste Extinction Rebellion (XR), au nombre de 300 selon les organisateurs, ont brièvement occupé samedi 21 mars la passerelle Simone-de-Beauvoir dans Paris, avant d’être évacués par la force, par les CRS, a constaté l’AFP.
Moins de trois quarts d’heure après le début de l’occupation, les forces de l’ordre, après les sommations d’usage par mégaphone, ont commencé à évacuer les militants un par un, malgré les protestations, soit en les escortant à pied, soit en les portant et, pour certains, en les trainant à terre.
Au bout de deux heures, l’essentiel des militants avaient été évacués. Certains ont été embarqués dans un car de police. Sur Instagram, Extinction Rebellion Paris a affirmé que les forces de l’ordre ont « mis en danger la vie de militants ». En début de soirée, le groupe a précisé que les personnes interpellées sortaient progressivement de garde à vue.
L’écologie absente des municipales
L’action a été organisée à la veille du second tour des élections municipales, afin de « rappeler qu’en fait, dans les élections, on ne parle pas du tout d’écologie, (...) alors que le sujet écologique est dans le top 3 des préoccupations des Français et des Françaises », a expliqué à la presse Juliette, une des porte-paroles de XR.
Dans une ambiance très bon enfant, rythmée par des chants, barnums, tipis ont été dressés à la hâte sur la passerelle, avant d’être démontés par les forces de l’ordre. « On voulait faire quelque chose de familial, coloré, discuter, remettre la démocratie au centre », a déclaré « Pousse verte », une jeune militante qui ne souhaitait pas donner son nom. « On ne fait rien de violent et on se retrouve nassé, ils nous délogent par la force, c’est complètement disproportionné », a-t-elle conclu, avant d’être évacuée.
Les organisateurs visaient des « lieux de pouvoir » comme le Conseil d’État, mais ont dû changer leur fusil d’épaule, en raison d’arrêtés préfectoraux les empêchant de se rassembler à plusieurs endroits de la capitale.
Plusieurs militants se sont attachés les uns aux autres, certains derrière une banderole « Ensemble contre la haine », pour compliquer l’évacuation. « On souhaite remobiliser les gens démocratiquement » et qu’il puisse à l’avenir y avoir « des assemblées citoyennes décisionnaires », a expliqué Granny, 32 ans, militante XR et commerçante indépendante d’articles de seconde main, au début de l’action.


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