Zohran Mamdani le présentait comme l’une de ses plus grandes réussites: l’instauration d’un nouvel impôt sur les résidences secondaires dont la valeur dépasse 5 millions de dollars. Le projet, soutenu du bout des lèvres par la gouverneure de l’Etat, Kathy Hochul, une démocrate centriste, nourrissait le double objectif d’honorer la promesse de campagne du jeune maire de New York de taxer davantage les riches et, face à de grandes difficultés budgétaires, de dégager 500 millions de dollars supplémentaires pour financer ses très ambitieux projets. Notamment un service de bus gratuits, l’extension du service des crèches et, surtout, la construction de plusieurs centaines de milliers de logements abordables.
«J’ai promis que nous taxerions les riches, et avec notre nouvelle taxe sur les pied-à-terre, c’est exactement ce que nous avons fait, annonçait fièrement le maire le 23 juillet. Aujourd’hui marque la première étape de la mise en œuvre de cette taxe et de la collecte de recettes essentielles pour financer nos parcs, nos écoles et nos bibliothèques.» Mais ce dernier s’est avancé un peu vite. Ce mardi, la Cour suprême de l’Etat renvoyait la ville à sa copie, estimant les 17 000 avis d’imposition envoyés jusqu’ici comme nuls et non avenus. «Les propriétaires subissent un préjudice considérable et sont pénalisés inutilement par la méthode mise en œuvre par le Département des finances pour appliquer la loi fiscale», tranchait le juge, Wayne Ozzi. Malgré cette défaite provisoire (la ville a fait appel), Zohran Mamdani pourrait cependant s’en sortir la tête haute, estiment les spécialistes.


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