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Par Armelle Vincent, envoyée spéciale à Los Angeles
Le 20 avril 2026 à 21h00

REPORTAGE - Aux acclamations des premiers jours de la guerre a succédé un silence angoissé, mais les habitants du quartier de «Tehrangeles» (contraction de Téhéran et Los Angeles) espèrent toujours voir la fin du pouvoir des mollahs.
Dans le quartier de Westwood, le cœur de « Tehrangeles », surnommé ainsi en raison de sa forte concentration de commerces, restaurants et cabinets médicaux iraniens, des portraits de Reza Pahlavi ornent presque toutes les vitrines. « Il est seul capable de gouverner l’Iran et de sortir le pays de l’impasse où le régime islamique l’a plongé », affirme Jafar Mosleh, 69 ans, résident de Los Angeles depuis 1979.
Et pourtant, s’ils déclarent leur soutien au fils du dernier chah d’Iran à travers leurs devantures, les commerçants refusent presque tous d’exprimer leur opinion sur le conflit déclenché par Donald Trump le 28 février dernier, une guerre qu’ils approuveraient en majorité, selon Jafar Mosleh : « On se parle, je le sais, ils sont même d’accord avec Israël », dit-il. Certains commerçants prétendent ne pas parler anglais. D’autres, comme l’un des deux libraires de Westwood Boulevard, n’acceptent de parler que de leurs livres. Bien qu’il ait fait disparaître sa façade…


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