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À l'approche des élections municipales du 26 octobre, plusieurs candidats de London soulèvent des préoccupations concernant le respect des règles électorales, notamment celles entourant les affiches et l'utilisation des propriétés municipales. Alors que la Ville intervient à la suite de nombreuses plaintes, des questions se posent sur l'application de ces règles.
En réponse à une demande de commentaires de Radio-Canada, la Ville de London rappelle que plusieurs ressources sont mises à la disposition des candidats pour les informer de leurs obligations.
Une séance d'information destinée aux candidats a eu lieu le 25 mars 2026, précise le bureau du greffier municipal dans une déclaration écrite, ajoutant que son enregistrement est accessible sur le site de la Ville et sur YouTube.
La municipalité indique également que les candidats peuvent consulter plusieurs documents, notamment un guide simplifié sur l'installation des affiches électorales, la politique encadrant l'utilisation des ressources municipales à des fins électorales ainsi que le guide provincial destiné aux candidats.
Deux situations retiennent particulièrement l'attention : les nombreuses plaintes concernant les affiches électorales et les questions entourant l'utilisation des propriétés municipales à des fins électorales.
De nombreux plaintes quant aux affiches électorales
La Ville de London a annoncé qu'elle procéderait au retrait des affiches électorales non conformes après avoir reçu un nombre important de plaintes à ce sujet. Des agents municipaux devaient parcourir la ville cette semaine afin de faire respecter la réglementation.

Selon Sarah Lehman, candidate dans le quartier 14, des affiches électorales ont notamment été installées à moins de 100 mètres les unes des autres, et sur des boulevards.
Photo : Radio-Canada / Jack Sutton
Les règles municipales encadrent notamment les dimensions des affiches, les endroits où elles peuvent être installées ainsi que les dates auxquelles elles doivent être posées et retirées.
Sarah Lehman, candidate dans le quartier 14, affirme avoir observé plusieurs situations qu'elle considère comme des infractions, notamment des affiches installées à l'extérieur des quartiers où se présentent les candidats, sur des terrains municipaux et à proximité de lieux de scrutin.
Quand on respecte les règles, c'est difficile de voir d'autres personnes ne pas les respecter.

Sarah Lehman, candidate dans le quartier 14 de London, dénonce des manquements aux règles électorales.
Photo : Radio-Canada / Alessio Donnini
Le maire adjoint, Shawn Lewis, qui sollicite un nouveau mandat dans le quartier 2, partage ces préoccupations. Il reconnaît toutefois que certaines infractions peuvent découler d'erreurs commises par les bénévoles des campagnes électorales.
Selon lui, sa propre équipe a déjà installé des affiches à des endroits interdits, avant de les déplacer après avoir pris connaissance des règles applicables. La réglementation municipale permet aux agents de retirer immédiatement les affiches non conformes, sans avertissement préalable.
Nous avons tous la responsabilité de respecter les règles, et elles ne sont tout simplement pas respectées.
Les affiches retirées sont transportées au centre des opérations A. J. Tyler, où elles sont conservées pendant 30 jours afin que les candidats puissent les récupérer.
Une annonce électorale à l'hôtel de ville
Les règles entourant l'utilisation des propriétés municipales à des fins électorales font également débat. Mercredi, Susan Stevenson, conseillère municipale du quartier 4 et candidate à la mairie, a tenu une annonce électorale sur la place Reginald Cooper, devant l'hôtel de ville de London.

Susan Stevenson a également utilisé l'hôtel de ville comme décor dans des vidéos publiées sur ses réseaux sociaux.
Photo : Radio-Canada / Andrew Lupton
La politique municipale prévoit toutefois que les candidats ne peuvent pas utiliser les installations appartenant à la Ville pour des activités qui bénéficient directement ou indirectement à leur campagne électorale. Elle interdit également d'y afficher ou d'y distribuer du matériel électoral.
La Ville précise sur son site Internet que les propriétés municipales, y compris les parcs, ne peuvent pas accueillir d'événements de campagne.
Interrogée à ce sujet par CBC, Mme Stevenson a affirmé ne pas croire avoir enfreint les règles.
Je ne pense pas que ce soit une grande préoccupation pour les électeurs. Nous ne sommes pas à l'intérieur de l'hôtel de ville.
Sa décision a néanmoins suscité des réactions chez d'autres candidats à la mairie, dont Josh Morgan et Kirsten Krose, qui estiment que les mêmes règles doivent s'appliquer à tous.
Une seule règle devrait s'appliquer à tout le monde, a déclaré Mme Krose.
Mme Stevenson n'est pas la seule candidate à avoir utilisé l'hôtel de ville pour sa campagne. Mustafa Zeboon, également candidat à la mairie, y a lui aussi tourné des vidéos électorales destinées aux réseaux sociaux.
Ce dernier affirme qu'il ignorait l'existence de cette politique municipale. Il souligne avoir déjà tourné une vidéo de campagne à cet endroit sans avoir reçu de plainte.

Selon le candidat à la mairie de London Mustafa Zeboon, les électeurs ne se soucient pas vraiment de la politique municipale interdisant l'utilisation des installations de la Ville à des fins électorales.
Photo : Radio-Canada / Andrew Lupton
Quelles sanctions sont possibles?
Dans une déclaration écrite, le bureau du greffier municipal rappelle que la politique encadrant l'utilisation des ressources de la Ville à des fins électorales a été adoptée conformément à la Loi de 1996 sur les élections municipales. Elle a été modifiée pour la dernière fois le 3 juin 2025.
La municipalité rappelle que la loi provinciale prévoit différentes sanctions, notamment des amendes, des peines d'emprisonnement et la perte d'un mandat électif.
Le bureau du greffier précise toutefois qu'il ne commente pas les sanctions potentielles ni les mesures d'application dans des dossiers particuliers. Ces questions relèvent des autorités compétentes, des procureurs et des tribunaux, qui les examinent au cas par cas.
La Ville n'a pas précisé si des mesures particulières seraient prises relativement aux activités électorales contestées devant l'hôtel de ville.
Avec les informations de Jack Sutton et Andrew Lupton, de CBC


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