Les poètes sont désarmés, c’est ce qui les rend invincibles. Ils ne peuvent rien contre la cruauté des bombes, l’ignominie des destructions aveugles, mais ils mettent des mots insécables sur l’innommable, des mots qui sont des fleurs impavides et stoïques sur les stèles. Elias Sanbar, écrivain, traducteur de l’arabe au français, longtemps ambassadeur de la Palestine à l’Unesco, a rappelé cette vocation de la poésie jeudi soir à Lausanne, dans un Théâtre de Vidy comble. A ses côtés, sa fille, la comédienne Mayya Sanbar. En complices, ils ont lu des poèmes de Mahmoud Darwich (1941-2008), leur ami magnifique qui a défendu le droit de son peuple à vivre sur sa terre et dans la paix.
Elias Sanbar, 79 ans, et sa fille, Mayya, ont lu un choix de poèmes de Mahmoud Darwich, devant un public lausannois fervent et recueilli. — © Amélie Blanc/Théâtre Vidy-Lausanne


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