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L’incendie de Saint-Tharcisius, qui a coûté la vie à Karolane Leclerc, 34 ans, et à sa fille Lily Fugère, 3 ans, a secoué la communauté de la Matapédia. Depuis, une vague de solidarité s'organise pour Michel Fugère, qui a perdu sa conjointe et sa fille dans cet accident.
De nombreux résidents de la région ont envoyé des messages de sympathie à la famille des victimes. Une campagne de sociofinancement a également été lancée pour aider le père de famille à se relever de ce drame. Au moment d'écrire ces lignes, plus de 30 000 dollars ont été récoltés.
Michel, il a tout perdu, dans tous les sens du terme, se désole Michel Germain, président du conseil d’administration de la fondation Jennely Germain et un bon ami de la famille.
On avait l’habitude de regarder le Super Bowl ensemble. Lors du dernier Super Bowl, ils étaient ici. On n’aurait jamais pu imaginer que, quatre semaines plus tard, deux d’entre eux seraient partis.

Michel Germain a perdu sa femme, sa fille et sa mère lors d'un accident de voiture en 1998. (Photo d'archives)
Photo : Michaëlle Ouellet
M. Germain se réjouit de la solidarité dont fait preuve la communauté depuis le drame. Lui qui a fondé la fondation Jennely Germain après le décès tragique de sa mère, sa conjointe et sa fille dans un accident de voiture sympathise énormément avec Michel Fugère.
La fondation Jennely Germain, qui vient en aide aux enfants défavorisés de la Matapédia, compte d’ailleurs aider le frère de la petite Lily Fugère.
C’est surtout au niveau scolaire qu’on va aider [le frère de Lily]. Tous ses livres, ses notes... tout a brûlé. On va le rééquiper pour qu’il puisse recommencer à aller à l’école, affirme Michel Germain.

La résidence familiale a brûlé dans la nuit du 5 au 6 mars 2026. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes
La résilience face au drame
Chantale Lavoie, préfète de la MRC de la Matapédia, estime que les habitants du territoire ont déjà dû affronter plusieurs drames de ce genre. Ce n’est pas notre premier coup dur. La Matapédia, sa façon de s’en sortir, c’est toujours de se serrer les coudes, d’écouter les gens.
La semaine dernière, Nicolas Demers, un homme bien connu dans la communauté, a également perdu la vie après un accident de motoneige.

Chantale Lavoie est la préfète de la MRC de La Matapédia. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Marguerite Morin
Selon Chantale Lavoie, la douleur est d’autant plus vive considérant la proximité qui unit les résidents de la région.
Ce sont des gens qu’on côtoie. La Matapédia est quand même un petit milieu. Les gens impactés par la tragédie, ce sont des gens qu’on connaît, qui étaient impliqués dans le milieu.
Une région solidaire
Alors que le 13 mars marquera le troisième anniversaire de l’attaque au camion-bélier, Sylvie Blanchette, mairesse d’Amqui, estime qu’après des événements tragiques, sa communauté peut en sortir plus solidaire, comme ce fut le cas après ce drame.

Le 13 mars, la mairesse d'Amqui, Sylvie Blanchette ira déposer des fleurs au monument commémoratif de l'attaque au camion-bélier.
Photo : Radio-Canada / Étienne Perreault
Ça a tissé des liens à ce moment-là. Ça a permis à des gens, qui ne se côtoient pas nécessairement, de se parler. On s’informe les uns les autres, souligne Sylvie Blanchette.
La communauté en est sortie plus regroupée, ensemble. On est plus soucieux les uns des autres. Je pense que c’est ça qui est important.


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